Dans une lenteur extrême - en contraste avec la vitesse de rotation - Aurélien Dougé déroule une partition chorégraphique rigoureuse, faite de mouvements de bras, d’angles et de torsions. Les positions changent constamment, mais si progressivement qu’aucune transition n’est perceptible : seul reste le sentiment que le passage a eu lieu. Cette impossibilité de saisir le mouvement installe une vigilance soutenue, presque hypnotique.
La création sonore de Rudy Decelière amplifie cette atmosphère de veille où le temps semble s’étirer et se suspendre.