Pas d'augmentation d'impôt, hausse de l’épargne, dette maîtrisée au même titre que les dépenses de fonctionnement et niveau d’investissement autour des 48 M€ : telles sont les grandes tendances du budget primitif 2026, adopté le 23 février par le conseil municipal.
Le conseil municipal a adopté lundi 23 février le budget primitif 2026 de la Ville, le dernier du mandat. Un budget dans la droite ligne des orientations débattues fin janvier et de la stratégie financière des dernières années. Ses objectifs : ne pas augmenter les taux de fiscalité pour préserver le pouvoir d’achat des Angevins, respecter les grands équilibres budgétaires et maîtriser la dette pour continuer à financer les grands projets. En priorité ceux en lien avec la transition écologique, le renouvellement urbain, la culture et l’éducation. En 2026, la Ville prévoit d’investir 48,1 M € dont près de 10 M€ consacrés à la réhabilitation et à l’extension de la bibliothèque Toussaint, 3,5 M€ aux travaux menés dans les quartiers Belle-Beille et Monplaisir, et 2,5 M€ à la construction de la nouvelle salle de musiques actuelles, dont les travaux démarreront en septembre, sur la plaine Saint-Serge.
Ce niveau d’investissements est permis par la maîtrise des dépenses de fonctionnement et la hausse des recettes, notamment grâce à l’augmentation de la population. Conséquence : l’épargne progresse. Ce qui permet de limiter le recours à l’emprunt et de projeter une dette en recul d’un million d’euros fin 2026. Cette maîtrise de la dette est également le fruit d’une stratégie qui vise à limiter la dépendance au secteur bancaire et à bénéficier de taux d’emprunt intéressants, de 2,06 % en moyenne contre 2,51 % pour les villes de même échelle. Autre élément positif, la capacité de désendettement de la collectivité est cette année encore projetée au-dessous des 7 ans, alors que le seuil prudentiel conseillé par l’État se situe à 12 ans.
