Environnement

Au parc Balzac, la Ville poursuit ses actions en faveur d’une gestion plus écologique des espaces verts avec la mise en place d’une haie de Benjes.

La haie de Benjes, aussi appelée « haie morte »

C'est une technique paysagère apparue dans les années 1980. Elle repose sur un principe simple : des branches et du bois issus des tailles sont disposés entre des piquets pour former une haie naturelle. Ce dispositif permet à la fois de recycler les déchets verts et de créer un habitat propice à de nombreuses espèces. Au fil du temps, le bois se décompose, enrichit le sol et laisse place à une végétation spontanée, renforçant ainsi l’intérêt écologique de l’aménagement.

Le choix de cette solution marque une évolution dans la gestion du parc. Jusqu’à présent, une haie de charmes structurait l’espace, mais son entretien nécessitait des tailles régulières, gourmandes en temps et en ressources. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique du projet lauréat du Budget participatif Terra Nostra, un espace de 5000m² laissé en libre évolution au cœur du parc. 

Elle valorise également le classement du parc comme Espace naturel sensible, où la préservation de la biodiversité constitue un enjeu majeur. La haie de Benjes offre une alternative plus en phase avec les objectifs environnementaux du site. Elle valorise les déchets de taille et s’intègre de manière plus naturelle au paysage, tout en apportant un soutien concret à la biodiversité.

Des bénéfices écologiques multiples

Elle constitue un refuge pour de nombreux insectes, notamment les pollinisateurs, et offre des abris aux petits mammifères comme les hérissons. Certains oiseaux y trouvent également des zones favorables à la nidification. En parallèle, la décomposition progressive du bois améliore la qualité des sols. Afin de compléter ces aménagements, des empierrements ont été installés aux extrémités de la haie pour multiplier les cachettes, particulièrement appréciées de la petite faune.

Une solution naturelle à portée de tous

Facile à mettre en œuvre, la haie de Benjes peut aussi trouver sa place dans les jardins, même sur de petites surfaces. Elle repose sur un principe simple et accessible : installer deux rangées de piquets entre lesquelles on vient déposer des branches issues des tailles du jardin. En variant les essences de bois, on favorise la richesse du milieu et l’accueil d’une plus grande diversité d’espèces. Une fois en place, la haie évolue naturellement au fil des saisons, laissant la nature s’installer progressivement. C’est une manière concrète, économique et durable de contribuer, chez soi, à la préservation de la biodiversité.

Un chantier pédagogique et international

En avril 2026, des étudiants français de l’École supérieure des agricultures (ESA) et des apprentis allemands du lycée BBS Haste d’Osnabrück ont travaillé ensemble à la réalisation de cette haie. Cette collaboration s’inscrit dans le cadre du jumelage entre Angers et Osnabrück et a bénéficié du soutien de l’Office franco-allemand pour la jeunesse. Elle prolonge une première phase organisée en 2025 en Allemagne, et illustre une volonté commune de partager les savoir-faire en matière d’aménagement paysager et de gestion écologique.

Accompagnés par les jardiniers de la Ville, les étudiants ont contribué à la création de la haie de Benjes et au réaménagement du belvédère du parc. Ce chantier collectif a favorisé les échanges de pratiques et le développement de compétences autour d’une approche plus respectueuse du vivant.