Enfance

À l’école Pierre-Louis-Lebas, les élèves de grande section ont laissé libre cours à leur imagination autour de l’album jeunesse La surprise du chef. Depuis janvier, ils travaillent collectivement à inventer une nouvelle fin à l’histoire et à l’illustrer, dans le cadre d’un projet artistique et littéraire réunissant plusieurs écoles du quartier.

Sitôt le déjeuner terminé, direction la salle de motricité pour les élèves de grande section de l’école Pierre-Louis-Lebas, ce mardi 12 mai. Au programme : finaliser le projet « Et si on réinventait l’histoire ? », mené depuis plusieurs mois autour de l’album jeunesse La surprise du chef, de Clémence Sabbagh et Elo. Ce projet prend la forme d’un mini-concours inter-écoles invitant les enfants à imaginer une nouvelle fin à une histoire connue, avant de la mettre en images collectivement. À l’école Lebas, l’initiative est coordonnée par Nab Yucksek, animatrice, et Alison Pham, ATSEM. « L’objectif est de permettre aux enfants de développer leur imagination tout en travaillant la compréhension d’un récit », expliquent-elles. Tout commence en janvier avec plusieurs lectures de l’album. Les enfants analysent alors les différents éléments de l’histoire : les personnages, les actions, les décors ou encore les aliments présents dans le récit. Une étape essentielle avant de pouvoir inventer leur propre dénouement. Chaque enfant est ensuite invité à proposer ses idées. Après de nombreux échanges, les enfants votent collectivement pour choisir le scénario final. Place ensuite à la création artistique. Crayons, feutres et papiers en main, les enfants imaginent les décors, dessinent les personnages et réalisent les accessoires nécessaires à leur nouvelle histoire. Au fil des séances organisées pendant les pauses méridiennes, les 28 élèves participent à l’élaboration d’une œuvre collective composée de quatre planches illustrées. Ce mardi 12 mai marquait la dernière étape du projet avec l’écriture des textes et la signature des réalisations. Désormais finalisées, les créations vont être envoyées à un jury chargé de désigner, en juin prochain, la plus belle réinvention parmi les écoles participantes. En attendant le verdict, une chose est déjà certaine : les jeunes artistes de l’école Lebas n’ont pas manqué d’imagination.