Enfance

Le pop art et le street art s’invitent en cette fin d’année sur les temps d’activités périscolaires des écoles Clément, Lebas, Tigeot, Brossard et Cussonneau. Entre sorties culturelles, pratiques artistiques et découvertes d’artistes, ces TAP offrent chaque lundi une véritable immersion culturelle aux enfants. Bel exemple ce 4 mai à l’école Alfred-Clément, où une vingtaine d’élèves se sont exercés à réaliser des œuvres à la manière d’Andy Warhol.

De l’incontournable Banksy au célèbre Invader, du pionnier Roy Lichtenstein à l’iconique Andy Warhol, le TAP "Du pop art au street art", proposé dans cinq groupes scolaires, met à l’honneur les grands noms de ces deux mouvements artistiques. "Nous avons souhaité mener un TAP commun dans nos cinq écoles afin de partager notre dynamique autour de la culture et de donner une belle résonance à notre projet", explique Salomé Soresi, animatrice au sein du groupe scolaire Alfred-Clément. Après plusieurs semaines de préparation ponctuées de visites du parcours Échappées d’Art et de rencontres avec des artistes locaux, comme Botero Pop, les cinq animateurs, tous sensibles aux pratiques artistiques, déploient un programme varié pour faire découvrir aux enfants les figures majeures de l’art contemporain.

Lors de cette séance du lundi 4 mai, les enfants d’Alfred-Clément étaient invités à s’inspirer du célèbre Diptyque Marilyn d’Andy Warhol afin de revisiter leur propre portrait photographique. Pastels gras en main, chacun a laissé parler sa créativité pour se "mettre en couleur". Yeux, bouche, sourcils, lunettes, cheveux ou pommettes : chaque détail faisait l’objet d’un choix chromatique précis afin d’accentuer les traits et d’affirmer un style personnel. Si certains préféraient commencer par l’arrière-plan, d’autres se concentraient immédiatement sur leur visage, dans un exercice plus délicat qu’il n’y paraît lorsqu’il s’agit de travailler sur sa propre image. Mais au fil de la séance, la timidité s’estompe et laisse place à de véritables explosions de couleurs que l’artiste américain n’aurait sans doute pas reniées. Rires, échanges et enthousiasme ont rythmé cette heure et demie d’activité, conclue par une création collective consistant à assembler des fragments de plusieurs portraits afin de composer un nouveau visage, toujours aussi éclatant et coloré.

Une belle expérience — "Il est vraiment trop marrant ce TAP !", glissait une participante — qui se poursuivra dans les prochaines semaines avec la découverte de nouvelles techniques inspirées d’autres artistes, mais aussi par plusieurs sorties en ville. "Nous avons prévu de nous rendre rue Paul-Bert pour découvrir le “Mur sympathique” de Claude Coudert", ajoute Salomé Soresi. À suivre !