Publié le 26-03-2026
Enfance
, Ouvre une nouvelle fenêtreRetourner au début de la région d'entête de la pagePublié le 26-03-2026
Enfance
Prévue de longue date, cette séance TAP en présence d’un jeune chien-guide d’accompagnement était particulièrement attendue par le groupe d’enfants de l’école Gérard Philipe. Un véritable événement pour la petite vingtaine d’élèves, mais aussi pour l’animatrice en charge de ce cycle consacré au handicap depuis le mois de janvier. Après un bref rappel des consignes en début de séance — pas de course, pas de cris, notamment — Athos a pu faire son entrée devant un public à la fois attentif, impressionné… et déjà conquis par le jeune chiot. « Athos a rejoint notre famille quand il avait deux mois », explique Stéphane, son maître. « Il a maintenant un peu plus d’un an et, depuis quelque temps, il se rend chaque jour à l’école des chiens pour apprendre à devenir chien-guide, avant de rentrer à la maison avec nous le soir. » Le parcours de formation d’un chien-guide repose sur un partage essentiel entre les professionnels et la famille d’accueil. Les premiers assurent l’apprentissage des bases d’obéissance et des règles de “savoir-vivre” indispensables à tout bon chien de compagnie — marche en laisse, propreté, rappel… — tandis que la famille d’accueil joue un rôle déterminant dans sa socialisation. Elle l’aide à découvrir des environnements variés, ceux qu’il sera amené à fréquenter tout au long de sa future vie de chien-guide. « Venir vous voir aujourd’hui est un très bel exercice pour Athos, qui entre pour la première fois dans une école. C’est un entraînement pour son futur métier, comme lorsque nous lui apprenons à éviter les obstacles, à traverser une rue, à prendre le bus ou encore à monter dans un ascenseur… » Obéissant, calme et apaisant, Athos a réussi sans difficulté son baptême du feu auprès des enfants. Captivés, ils ont multiplié les questions : « Il a un papa et une maman ? », « Qu’est-ce qu’il apprend à l’école ? », « Est-ce qu’il va encore grandir ? » Autant d’interrogations spontanées, entre deux caresses pleines d’affection et de tendresse. Ces temps d’échange, riches et sincères, ont été ponctués de courtes démonstrations permettant de mesurer les progrès d’Athos : aller chercher sa laisse, attendre avant de manger ou encore rester bien au pied de son maître. Les enfants ont même pu participer à certains exercices pratiques, en parcourant la salle avec Athos en laisse ou en lui donnant à manger. De beaux moments de complicité, appréciés à leur juste valeur par les élèves, un peu déçus de voir la séance s’achever si vite. « Athos a déjà bien travaillé aujourd’hui », sourit Stéphane. « Ce temps passé avec vous l’aidera sûrement à obtenir son certificat d’aptitude au guidage, prévu lorsqu’il aura deux ans. » Athos pourra alors rejoindre sa nouvelle famille, auprès d'un enfant de 8 à 12 ans présentant un trouble du neurodéveloppement. Une perspective à la fois belle… et forcément émouvante. « Mais vous allez être triste quand il va partir, non ? », lance une jeune fille en fin de séance. Une vraie question piège pour conclure cette belle rencontre.