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Toujours plus de nature en ville

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Environnement

Le plan Nature en ville renforce l’ambition végétale angevine en matière de lutte contre le réchauffement urbain, de préservation du patrimoine arboré, de développement de la biodiversité et de l’agriculture urbaine. Il a été voté par le conseil municipal lundi 28 juin.

"Affirmer la place de la nature dans la ville, c’est contribuer à maintenir et à développer la biodiversité ordinaire, à atténuer les effets du changement climatique à l’échelle locale pour construire un écosystème urbain viable", explique le maire, Christophe Béchu. Pour cela, un nouveau plan d’actions baptisé "Nature en ville" a été adopté par le conseil municipal lundi 28 juin. Il vient compléter le schéma directeur des paysages angevins mis en place depuis 2019.

Cinq grands axes stratégiques y sont développés. À commencer par la préservation de l’identité paysagère et le développement de la trame verte urbaine. Celui-ci passe par une prise en compte systématique de la place du végétal dans les projets d’aménagement. Mais avant de construire, il faut savoir protéger l’existant. En 2020, le classement des arbres remarquables faisait état de 403 unités contre seulement 88 trois ans plus tôt. Idem pour les espaces naturels, dont plus de 380 ha sont désormais mis sous cloche. La gestion durable des espaces verts est également au cœur des préoccupations, à l’image du parc Saint-Nicolas dont le boisement fait l’objet d’une attention toute particulière. Un parc sera aussi réhabilité chaque année et des prairies fleuries développées dans les quartiers en faveur de la biodiversité.

Richesses du patrimoine arboré

Impossible de parler de nature sans évoquer le rôle essentiel de l’arbre en ville et ses nombreuses vertus: captation de CO₂, réduction des îlots de chaleur, limitation de l’étalement urbain… Les plantations d’arbres de rue, d’arbres dits "signaux" et de fruitiers en libre cueillette vont donc se poursuivre à un rythme soutenu. Idem pour la végétalisation des rues et la création de forêts et boisements urbains. Démarche à laquelle la Ville souhaite associer encore davantage les habitants puisqu’une aide financière versée aux propriétaires souhaitant planter un arbre dans leur jardin et participer ainsi à la canopée urbaine est dans les tuyaux.

Développer l’agriculture urbaine

Habitants toujours: le nombre d’adeptes de l’agriculture urbaine ne cesse de croître. Le reflet sans doute d’un besoin de reconnexion à une nature de proximité et à une alimentation de qualité. Le plan prévoit de renforcer l’offre existante en la matière. Ce sera le cas, par exemple, en finissant d’équiper les écoles en bacs et autres palox afin d’y créer un potager.

Consulter le plan "Nature en ville"

Ce qu'il faut retenir

  • Végétalisation des cours d’école pour créer des espaces de fraîcheur et désimperméabilisation des sols pour une meilleure gestion de l’eau
  • Plantations des aires de stationnement et utilisation de revêtements perméables
  • Réhabilitation d’un parc de la ville chaque année. Le premier, le parc Saint-Léonard (Villechien), entrera en travaux à la rentrée
  • Création de prairies fleuries dans chaque quartier, dont le mode de gestion sera adapté en faveur de la biodiversité
  • Création de nouveaux boisements dans les secteurs Balzac/ Baumette, Capucins/Mayenne et Belle-Beille/Lac-de-Maine
  • Expérimentation de forêts “Miyawaki”, des espaces à forte densité et à poussée rapide, créant un écosystème riche en biodiversité
  • Bon de végétalisation de 50 euros versé aux propriétaires souhaitant planter un arbre dans leur jardin
  • Renforcement de l’offre des jardins collectifs en redimensionnant les parcelles existantes et en aménageant un jardin partagé par an
  • Création de parcours pédagogiques, récréatifs et citoyens, à BelleBeille et à Monplaisir, dans le cadre du renouvellement urbain
  • Équipement de toutes les écoles en bacs et palox afin de permettre aux élèves et aux enseignants de cultiver un potager et de développer des projets pédagogiques
  • Application mobile proposant des parcours à pied ou à vélo pour découvrir le patrimoine végétal
  • Grande exposition sur l’arbre en 2023

3 questions à Hélène Cruypenninck, adjointe à l'Environnement et la Nature en ville

En quoi consiste le plan "Nature en ville" ?
C’est une première évaluation du schéma directeur des paysages angevins voté en 2019 qui fixe les grandes orientations de la Ville en matière de végétal, jusqu’en 2025. Le plan voté au conseil municipal permet de faire un point sur l’avancée des travaux et de réaffirmer la place et le rôle de la nature dans la ville.
Il annonce aussi le lancement de nouvelles actions afin d’aller encore plus loin dans la désimperméabilisation des sols, le développement de l’agriculture urbaine avec les habitants, le réaménagement de nos parcs ou encore la plantation de forêts urbaines, par exemple.

Comment y arriver ?
Notre patrimoine végétal est déjà considérable avec des espaces naturels de tout premier ordre que sont l’étang Saint-Nicolas, le parc Balzac et l’île Saint-Aubin, et de nombreux parcs et jardins ornementaux et de proximité. Nous allons accélérer notre programme de végétalisation partout où cela est possible. Pour créer une ambiance et un cadre de vie agréables certes, mais pas seulement. La nature en ville a aussi un rôle fonctionnel essentiel. Notamment en matière de biodiversité, de gestion de l’eau et de réduction des îlots de chaleur. Il ne faut pas oublier que les arbres sont, par exemple, de formidables climatiseurs naturels.

L’idée est donc de mettre le végétal au cœur de tous les projets ?
Exactement. C’est valable pour chaque projet d’aménagement, quelle que soit son ampleur. La question est celle du partage de l’espace public. Il faut trouver le bon curseur pour respecter tous les usages mais une chose est sûre, le végétal se trouve au centre des préoccupations. Ce n’est pas un hasard si c’est une paysagiste, Jacqueline Osty, que nous avons choisie pour conduire le projet de réaménagement des places Kennedy et Académie, une des réalisations phares du mandat. Et si une des priorités du Territoire intelligent, que nous avons lancé à l’échelle de la communauté urbaine, est la préservation des ressources, notamment en matière d’arrosage et de gestion des espaces verts.

En chiffres

  1. 1 500 ha d’espaces de nature accessibles, soit près d’un tiers de la superficie de la ville (4 452 ha).
  2. 100 m² d’espaces paysagers publics par habitant. Chaque Angevin bénéficie d’un espace paysager aménagé à moins de 500 m chez lui.
  3. 18 932 arbres de rue dans la ville.
  4. 155 arbres "signaux" plantés depuis 2019, en plus des 117 arbres de rue et des 361 fruitiers.
  5. 491 mini-jardins déjà créés en pied de façade. 60 nouveaux sont programmés en 2021.
  6. 15 ha d’espaces verts créés depuis 2019 : Cours Saint-Laud, parc Saint Serge, Cœur de Maine, Hauts-de-Saint-Aubin, renouvellement urbain de Belle-Beille, corridor paysager du tramway, végétalisation du cœur de ville…
  7. 172 ha classés espaces naturels sensibles au parc Saint-Nicolas qui abrite 5 types de milieux, 23 habitats et 1200 espèces.
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