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Des fragments perdus retrouvent la tapisserie de l'Apocalypse au château d'Angers

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Culture

Récemment exhumés des réserves du marchand d'art Charles Ratton, des fragments de la tapisserie de l'Apocalypse sont arrivés jeudi 6 mai au château d'Angers, suite à leur donation.

C'est une donation exceptionnelle qu'a reçue le château d'Angers jeudi 6 mai, avec la réception de fragments de la tenture de l'Apocalypse.

Acquis par le marchand d'art Charles Ratton en 1924, ces fragments n'avaient depuis jamais quitté les réserves de la galerie Charles Ratton & Guy Ladrière, à Paris. Ce n'est que tout récemment, lors d'un inventaire, que ces pièces ont été exhumées.

Sur les fragments, représentant des fleurons, une étiquette fait explicitement référence à la tapisserie de l'Apocalypse: le lien est donc fait rapidement avec la tenture angevine, mais suppose une authentification rigoureuse.

Celle-ci est menée par la Drac des Pays de la Loire (Direction régionale des affaires culturelles), propriétaire et responsable scientifique de l'oeuvre. "Après étude, il ne fait aucun doute que ces fragments sont authentiques, affirme Clémentine Mathurin, conservatrice des monuments historiques à la Drac. La façon, les couleurs, les dimensions et jusqu'aux fils utilisés: tout est cohérent avec la tenture exposée au château."

Quant aux parcours de ces fragments, le plus probable est qu'ils aient été mis de côté lors la restauration de l'oeuvre menée dans les années 1860, en raison de la difficulté de les réintégrer à l'ensemble. On perd ensuite leur trace jusqu'à leur acquisition par Charles Ratton en 1924, auprès du marchand Otto Wegener.

Suite à l'authentification des fragments, Guy Ladrière et sa fille Sandrine, propriétaires de la galerie, décident d'en faire don pour qu'ils puissent être conservés avec la tapisserie.

"Les fragments ne pourront sans doute pas être réintégrés à la pièce d'origine, dite du 'Grand Personnage', qui introduit la quatrième partie du récit de l'Apocalypse, indique Hervé Yannou, administrateur du château. Ils pourront par contre être ponctuellement présentés lors d'expositions temporaires, comme c'est déjà le cas pour les autres fragments en notre possession. Cela permettra également de préserver leurs couleurs, qui montrent un très bon état de conservation."

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