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Culture

Après un printemps à l’arrêt et un été de transition, la culture à Angers reprend peu à peu ses droits sur fond de circulation du virus. Avec réalisme mais surtout détermination, pour que vivent la culture et les artistes.

Photo du concert proposé cet été par l'ONPL au cloître Toussaint.
Parmi les propositions originales de l'été: un concert de l'ONPL dans le cloître Toussaint. (Photo: Thierry Bonnet/Ville d'Angers)

Que ce soit avant, pendant et après le confinement, la culture fait sans aucune doute partie des secteurs les plus durement éprouvés par l’épidémie de covid-19. Le lancement de la nouvelle saison culturelle, avec comme coup d’envoi à Angers la présentation de la programmation du Grand Théâtre, prend dans ce contexte un sens particulier: celui du redémarrage de tout un secteur économique (le secteur culturel et créatif représente pas moins de 4000 emplois sur le territoire d’Angers Loire Métropole) et, pour le public, du plaisir à retrouver ses salles de concert, de théâtre, d’exposition, de cinéma, après une coupure de plusieurs mois.

A Angers, ce black-out culturel s’est notamment traduit par l’annulation de deux grands rendez-vous: le festival Tempo Rives pendant l’été, et bien sûr les Accroche-coeurs, qui depuis 1999 faisaient souffler sur la rentrée un doux air de folie festive. Dans ce contexte, la Ville a pris très tôt ses responsabilités, en présentant dès les premiers jours du déconfinement un ensemble de mesures, destinées à la fois à "soutenir les artistes et à proposer des spectacles aux Angevins", comme le rappelle l’adjoint à la Culture Nicolas Dufetel. Ceci en faisant preuve d’imagination et en investissant de nouveaux espaces, comme le cloître Toussaint et le jardin des beaux-arts. La même imagination a prévalu du côté du théâtre Le Quai, sous la houlette de son nouveau directeur Thomas Jolly, avec des spectacles "corona-compatibles" organisés dans la cour logistique ou même le parking souterrain.

"Aujourd’hui, c’est une saison particulière qui s’annonce car on ne connaît pas les situations sanitaires qui seront celles de demain ou d’après-demain, rappelle Nicolas Dufetel. Mais nous ferons preuve de détermination et de souplesse pour apporter une offre culturelle aux Angevins." Une promesse d’autant plus riche de sens que la culture figure parmi les priorités affirmées de ce nouveau mandat, qui verra la réalisation de plusieurs projets d’envergure: restructuration de la médiathèque Toussaint, création d’un "jardin des sculptures" au jardin des beaux-arts, déménagement du Chabada plaine Saint-Serge, restauration du muséum des sciences naturelles...

"Il y a nécessité à faire de la culture"

Saison estivale, lancement de la nouvelle saison culturelle et projets pour le mandat: le point avec Nicolas Dufetel, adjoint à la Culture et au Patrimoine.

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Le nombre de rendez-vous proposés dans le cadre de la programmation estivale de la Ville d'Angers. Ceci pour plus de 6000 spectateurs et 1700 heures d'intermittence, essentiellement au profit d'artistes locaux.

Gratuité de la dernière heure d'ouverture des musées. Depuis le 7 juillet, la dernière heure d'ouverture est gratuite dans les musées d'Angers, de 17h à 18h. L'occasion de nouer une nouvelle relation avec les collections pour découvrir chaque fois une oeuve, une salle, une exposition...

Le soutien aux structures culturelles angevines

Dès la fin du printemps, la municipalité annonçait des mesures exceptionnelles pour accompagner le redémarrage des structures et acteurs culturels, très éprouvés par le confinement. Au-delà du soutien financier, ces mesures avaient pour but de permettre aux professionnels locaux de remonter sur scène et de retrouver le contact avec le public, dans les meilleures conditions possibles.

Parmi les principales mesures:

  • Le maintien des subventions. La totalité des subventions prévues aux acteurs culturels au titre du budget 2020 ont été maintenues, même si les programmations ou projets prévus ont été annulés. Cela représente une somme de 9 millions d’euros, dont le versement a été accéléré pour soutenir les structures en proie à des difficultés de trésorerie.
  • L’accompagnement spécifique des structures fragilisées. Un fonds de soutien d’un montant de 150000 euros a été mis en place pour venir en aide aux structures particulièrement touchées et fragilisées. Cela concerne notamment les acteurs qui interviennent sur les temps scolaires et périscolaires, dont les ressources ont été fortement amputées par la fermeture des établissements d’enseignement.
  • Un soutien accru à la création. Les crédits alloués au fonds d’aide à la création artistique ont été augmentés, passant de 30000 à 51500 euros. En soutenant davantage de projets, la création peut ainsi venir compenser en partie le déficit de prestations scéniques. Ainsi 15 créations ont été soutenues en 2020, contre 9 en 2019.
  • La mise en place d’une programmation culturelle estivale. Une enveloppe de 150000 euros a été débloquée pour financer la programmation estivale, au bénéfice des professionnels locaux et en concertation avec les acteurs culturels angevins. Organisés notamment dans le jardin du musée des beaux-arts, ces spectacles ont donné l’opportunité aux professionnels de remonter sur scène, et aux Angevins d’assister gratuitement à des spectacles de qualité pendant leurs vacances.

"Prendre le contrepied de la crise"

Thomas Jolly, directeur du théâtre Le Quai

Portrait de Thomas Jolly
(Photo: Thierry Bonnet/Ville d'Angers)

Deux mois après avoir pris la direction du Centre dramatique national d’Angers, vous avez été obligé d’en fermer le théâtre. Incroyable comme situation?
Incroyable et triste. Mais mon désarroi n’a été que de courte durée. Début avril, nous nous remettions au travail avec l’équipe du Quai pour prendre le contrepied de la crise sanitaire.

L’impromptu de Roméo et Juliette joué sur votre balcon à Angers au tout début du confinement a fait le tour des réseaux sociaux. Est-ce cela qui vous a donné envie de faire sortir votre théâtre du silence?
Cela a été un déclic. J’ai joué ce petit morceau de Roméo et Juliette devant des spectateurs à leurs fenêtres. Si j’avais réussi à créer cette petite communauté éphémère autour du théâtre, cela devait être possible d’inventer quelque chose à plus grande échelle.

D’où l’idée d’une programmation "corona-compatible" selon votre propre expression?
Cette programmation baptisée "Quai l’Eté", qui s’achève début octobre, proposait près de 120 représentations données dans une quinzaine de communes de l’agglomération. Une première! Nous sommes allés à la rencontre des publics dans des lieux insolites. Même la cour logistique du Quai a été transformée en lieu de spectacle et d’échanges: quelle énergie, quelle fête! Cet été, nous avons vu des gens qui ne viennent pas forcément voir des spectacles au Quai et beaucoup d’Angevins se sont déplacés pour découvrir des lieux culturels différents dans tout le territoire. Au-delà des spectateurs, le Quai a aussi rempli sa mission de service public en soutenant artistes et techniciens de la région alors que la plupart des festivals baissaient le rideau ici et là. Je suis joyeux de tout cela.

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Thomas Jolly dans le journal Vivre à Angers

Un auditorium dans la chapelle du conservatoire

Photo de l'auditorium du conservatoire
(Photo Ville d'Angers)

Depuis la rentrée, le conservatoire à rayonnement régional bénéficie d’un auditorium flambant neuf de 180 places, dans l’ancienne chapelle. La création de deux loges et d’une régie complète l’équipement, dont l’acoustique a été particulièrement travaillée. Angers se dote ainsi d’une nouvelle salle culturelle, qui pourra accueillir le public lors de spectacles programmés aussi bien par le conservatoire que par des structures extérieures.

Un nouveau lieu culturel au RU

Photo du Repaire Urbain
(Photo: Angers Patrimoines/Ville d'Angers)

Ouvert peu de temps avant le confinement, le Repaire Urbain (RU) est un nouveau pôle culturel installé dans l’ancien restaurant universitaire du Jardin des Beaux-arts, face à la médiathèque Toussaint. Il accueille trois services municipaux (Angers Patrimoines, l’Artothèque et les Archives patrimoniales) et propose toute l’année des expositions, animations et rencontres autour de la création artistique contemporaine, de l’histoire et du patrimoine angevins. En savoir plus

Le Grand Théâtre fait sa rentrée

Photo de groupe des partenaires culturels du Grand Théâtre d'Angers.
De gauche à droite, Antoine Landowsky (Mardis musicaux), Jean Robert-Charrier (Les Hivernales du Festival d’Anjou), Jean Amy (Jazz pour tous), Nicolas Dufetel (adjoint à la Culture), Saïda Ragui et Myriam de Montard (Cinémas d’Afrique), Xavier Massé (Premiers Plans) et Alain Surrans (Angers Nantes Opéra).

Un théâtre à l’italienne mais une programmation à l’angevine. La saison 2020-2021 du Grand-Théâtre a été révélée le 7 septembre par l’adjoint à la Culture et au Patrimoine Nicolas Dufetel. Autour de lui, les représentants des sept structures culturelles qui font vivre et vibrer l’édifice: Angers Nantes Opéra (ANO), les festivals Premiers Plans et Cinémas d’Afrique, Jazz pour tous, la société des concerts populaires et ses Mardis musicaux, les Hivernales du Festival d’Anjou et le conservatoire à rayonnement régional. "Le Grand-Théâtre, tout comme Chanzy et Claude-Chabrol, sont des maisons communes où se réunissent artistes et spectateurs autour de la danse, de la musique, du théâtre, du cinéma, des expositions et des spectacles pour le jeune public, rappelle l’adjoint. Ils jouent un rôle essentiel en ces temps où l’art est une nécessité."

Pour lancer cette saison anniversaire -le Grand-Théâtre fêtera ses 150 ans en 2021-, la tragédie lyrique Iphigénie en Tauride sera donnée par l’ANO les 23 et 25 octobre. À noter également, le coup d’envoi des Hivernales (neuf spectacles au total, billetterie ouverte sur le site des Hivernales), la première de son nouveau directeur artistique Jean Robert-Charrier, avec sur scène la grande Emmanuelle Devos dans L’Heure bleue (4 et 5 novembre). Parmi les temps forts de la saison des Mardis musicaux, le récital à deux pianos de Claire Désert et Emmanuel Strosser proposera des pièces de Saint-Saëns, Debussy, Ravel et Stravinsky le 24 novembre. Toujours au rayon musique et dans la volonté de proposer des concerts accessibles, Jazz pour tous programmera six soirées, en plus de son festival annuel prévu du 21 au 25 octobre, au théâtre Chanzy cette fois. Du côté du 7e art, le festival Premiers Plans reviendra dans une formule plus courte, plus dynamique et plus numérique du 25 au 31 janvier, et Cinémas d’Afrique mettra le focus sur la culture africaine, du Cap à Alger, à travers une vingtaine de films présentés du 6 au 10 avril. Pour finir la saison, honneur aux élèves du conservatoire avec leur spectacle Du style galant au style méchant (25 et 26 juin), autour de trois opéras de poche de Germaine Tailleferre.

La programmation du Grand Théâtre

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