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A l’orée des Bois d’Angers

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Logement

En 2020, un "Immeuble à vivre en bois" se tiendra sur les hauteurs du quartier de Belle-Beille, à proximité directe de l’étang Saint-Nicolas. Une construction innovante réalisée après que la candidature d’Angers a été sélectionnée dans le cadre d’un appel à manifestation national.

"Les bois d'Angers" regrouperont 92 appartements en accession libre ou destinés aux personnes âgées, ainsi que 30 places en halte-garderie, au rez-de-chaussée des modules bois. (CALQ Architecture & Lina Ghotmeh Architecture)

"Innovant", "iconique", "extraordinaire", "exceptionnel"… dans les mots des élus, promoteur et architectes du projet, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier la qualité des "Bois d’Angers", le programme d’immeubles 100% bois qui sortira de terre à partir du deuxième trimestre 2019, mais dont la commercialisation débutera dès la fin de l’année 2018.

Petit retour en arrière: en 2016, Angers, adossée au groupe familial d’immobilier Duval, était retenue pour accueillir un "immeuble à vivre en bois", dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt national organisé par le Plan urbanisme, construction et architecture (PUCA) et l’Association pour le développement d’immeubles à vivre en bois (ADIVBOis). Une reconnaissance nationale, à l’instar des six autres villes sélectionnées, qu’il s’agissait de mettre en musique.

Une commercialisation avant la fin de l'année

C’est désormais (presque) chose faite avec le choix des deux architectes qui ont travaillé sur cet ambitieux programme, intégralement privé, et dont le coût de construction est estimé à 8 millions d’euros. Ce sont Jean-Philippe Le Bœuf et Emmanuel Quin (CALQ Architecture) et Lina Ghotmeh (LGA) qui officieront au Bois d’Angers, sur les quelque 6600 m2 de surface au plancher situé dans la courbe de l’avenue Notre-Dame-du-Lac, à Belle-Beille.

Le programme regroupe sept bâtiments de hauteurs différentes (de 4 à 9 étages, le point le plus haut du bâtiment s’élevant à 40 m). Il offrira, dès 2020, 58 appartements en accession libre, 34 appartements destinés à accueillir des personnes âgées et 30 places de halte-garderie. Le tout à un prix avoisinant 2800 euros/m2.

"C’est un projet d’anticipation à plusieurs égards", se félicite le maire d’Angers, Christophe Béchu. "C’est Imagine Angers avant l’heure, mais c’est également la rénovation urbaine avant l’heure. Il met en avant la volonté de la ville d’accorder une importance tout à fait particulière à la filière bois locale et insiste sur le sujet fondamental de l’écologie."

Elus, architectes et promoteur réunis sur le site qui accueillera Les Bois d'Angers, dans la courbe de l'avenue Notre-Dame-du-Lac, à Belle-Beille. Les arbres seront conservés. (Jean-Patrice Campion)

Les architectes ont trouvé en surplomb de l’étang Saint-Nicolas un terrain de jeu rêvé pour s’exprimer. Un point haut préservé, en résonance avec la partie historique de la ville et qui offre une vue globale sur le reste de l’agglomération. "L’architecture se développe en prolongement du bois. Un projet en verticalité, comme un écho à la nature et aux arbres. Mais c’est également l’expression du développement de la construction bois, de la maison à la tour. Il y a des défis techniques à relever, pour faire évoluer les mentalités, notamment autour du vieillissement du bois", s’enthousiasme Lina Ghotmeh.

"Nous avons travaillé sur des appartements où il ferait bon vivre. C’est un vrai parti urbain, avec une forme de L pour laisser passer la lumière", complète Emmanuel Quin.

Le programme entend créer du lien entre le campus universitaire, les espaces verts et les espaces à habiter de Belle-Beille. "'Les Bois d’Angers' revêt à la fois des enjeux de territoire, commerciaux et d’innovation technique. C’est tout ce que nous aimons faire", conclut Nathalie Azaïs, pour le groupe Duval.

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