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Le Repaire Urbain (RU) ouvre au public le 12 février

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Culture

Angers Patrimoines, les archives de la ville et l’artothèque. Ces trois services municipaux ont rejoint le tout nouveau pôle culturel, le Repaire Urbain, en lieu et place de l’ancien restaurant universitaire des beaux-arts. Petite visite guidée en attendant l’ouverture au public, le 12 février.

Une maquette d'Angers au 1/2000e est exposée au rez-de-chaussée du Repaire Urbain (RU). (Photo: Ville d'Angers)
Une salle dédiée à la tapisserie de lice accueillera les ateliers pédagogiques proposés par Angers Patrimoines. (Photo: Ville d'Angers)

Depuis 1957, les Angevins le connaissaient comme le restaurant universitaire des Beaux-Arts. Fermé en 2015, le bâtiment a été racheté par la Ville en 2017. Rénové, il accueille désormais Angers Patrimoines, les archives patrimoniales et l’artothèque, trois services municipaux à la recherche d’espace et de visibilité. Au cœur d’un site hautement culturel avec la médiathèque Toussaint, le musée des beaux-arts et la galerie David-d’Angers, le Repaire Urbain (RU) ouvre au public le 12 février.

Identité conservée

En poussant les portes du RU, dont l’entrée se fait depuis le jardin des Beaux-Arts, le parti-pris architectural choisi pour réhabiliter le site se révèle audacieux, à la fois minimal et radical. Il est l’œuvre de l’agence Scheubel et Genty Architectes. L’enjeu était de conserver au maximum l’identité du bâtiment, notamment son squelette fait de béton, d’acier et de verre, tout en réorganisant les espaces, en redécouvrant des verrières occultées pour apporter de la lumière et en laissant au jour certains matériaux bruts du chantier. Le lieu se veut hybride, telle une passerelle entre l’ancien et le moderne. Sa rénovation est au diapason.

Angers Patrimoines et Ciap au rez-de-chaussée

L’entrée du RU débouche sur un centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine (Ciap). Un espace voué à donner des clés de lecture sur la ville et son évolution à travers les âges. La pièce marquante y est sans conteste l’imposante maquette d’Angers réalisée au 1/2000e. Autrefois installée dans les locaux d’Angers Patrimoines, au sein de l’école Marcel-Pagnol à la Roseraie, ce plan en relief avait été présenté à deux reprises seulement: dans la salle des malades du musée Jean-Lurçat et à la tour Saint-Aubin à l’occasion des Journées du patrimoine. Il est désormais visible de tous. L’occasion pour le public de repérer les monuments historiques et de découvrir l’organisation de la ville et sa topographie.

Le Ciap dispose également d’une salle vidéo dotée d’un grand écran tactile qui invite à une visite virtuelle d’Angers. Les sites remarquables y défilent à travers 57 vues à 360°, dont certaines offrent des points de vue inédits, comme le clocher de la cathédrale Saint-Maurice vu de l’intérieur ou la machinerie du Grand-Théâtre derrière le rideau de scène. Un espace dédié aux ateliers de tapisserie de lice et un autre à des expositions temporaires -la première présente l’architecture en pan de bois à Angers- complètent l’offre du premier niveau. De quoi permettre au service Angers Patrimoines, labellisé "ville d’art et d’histoire", de dispenser ses visites guidées, ses actions de médiation et ses ateliers pédagogiques.

À l'étage, artothèque, expo et archives

À l’étage, l’ancienne salle de restauration étudiante a laissé place à trois nouveaux espaces. À commencer par celui de l’artothèque, dont les conditions d’exposition et de conservation des œuvres et d’accueil du public étaient devenues difficiles dans ses locaux de la rue Bressigny. Désormais, le service de prêt d’œuvres (peintures, dessins, estampes et même œuvres vidéo sur cadre numérique) peut présenter ses collections sur des grilles coulissantes et devenir un vrai lieu de diffusion, d’initiation et de sensibilisation à l’art d’aujourd’hui. Pour mémoire, l’artothèque possède 1200 pièces originales de plus de 450 artistes et compte 300 abonnés qui peuvent emprunter jusqu’à 3 œuvres tous les deux mois.

Une salle d’exposition de 250m² dédiée à la création contemporaine est également accessible. Le photographe Stéphane Couturier, reconnu pour son regard sur le paysage urbain et industriel en perpétuelle évolution, et distingué par le prestigieux prix Niépce en 2003, y présente son travail jusqu’au 20 septembre.

Toujours à l’étage enfin, les archives patrimoniales vont s’ouvrir prochainement au grand jour. La salle de lecture jusqu’alors nichée au sous-sol de l’hôtel de ville et les quelque deux kilomètres de rayonnage retraçant l’histoire de la ville de 1367 à la fin des années 1980 sont en cours de déménagement pour rejoindre du RU.

Le Repaire Urbain (RU), 35, boulevard du Roi-René. Ouvert du mardi au samedi, de 12h30 à 18h ou sur rendez-vous. Entrée libre.

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