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L’église Saint-Joseph a retrouvé ses peintures

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Culture

En restauration depuis le mois de juillet, le tableau du peintre angevin Eugène-Pierre Appert, La Mort de Saint-Joseph, vient de réintégrer l’église... Saint-Joseph.

Le tableau d'Eugène-Pierre Appert, La Mort de Saint-Joseph, a été accroché le 17 décembre. (Photo: Coralie Pilard, Ville d'Angers)

L’accrochage fut long et minutieux. Il faut dire que l’œuvre en impose. Cinq mètre de haut sur trois de large, ce sont les dimensions de La Mort de Saint-Joseph, du peintre angevin Eugène-Pierre Appert (1814-1867), qui a repris place, depuis le 17 décembre, dans le transept sud de l’église Saint-Joseph, après restauration. Petit retour en arrière, dans les années 70: d’importants travaux structurels sont à réaliser dans l’édifice. Conséquence, les œuvres exposées –vinge-deux tableaux et une tapisserie– sont décrochées. Le retour de cinq d’entre elles ne sera envisagé qu’en 2014. À commencer par l’œuvre d’Appert dont la restauration, démarrée en juillet, vient de s’achever.

Toile déchirée et trouée

Le tableau, stocké jusqu’alors dans les réserves des musées d’Angers, souffrait de nombreuses dégradations. Si le châssis était dans un bon état de conservation, la toile présentait cinq déchirures ainsi que trois trous. "Il nous a fallu enlever le vernis qui était jauni et oxydé pour faire réapparaître la couche picturale, explique le restaurateur Patrick Buti. Nous avons ensuite retendu la toile sur le châssis et retouché les manques de peinture." Un travail d’orfèvre poursuivi sur le cadre en bois mouluré et ses dorures par les Ateliers de la Chapelle et Anaïs Ménard.

À noter que quatre autres tableaux ont réintégré l’église depuis quelques mois déjà, derrière le chœur cette fois-ci. Il s’agit de Moïse recevant les Tables de la Loi (Nicolas Prévost, 1604-1670), Reniement de Saint-Pierre (anonyme du 17e siècle, d’après Gérard Seghers), Les disciples d’Emmaüs (Auguste Retailleau, 19e siècle, d’après Philippe de Champaigne) et Apparition de la Vierge à Saint-Martin (anonyme du 19e siècle, d’après Eustache Le Sueur).

L’ensemble des restaurations, d’un coût global de 50000 euros (20000 euros pour les quatre premiers tableaux, 30000 euros pour La Mort de Saint-Joseph), a été financé par la Ville, l’État via la direction régionale des affaires culturelles, le Club des mécènes d’aujourd’hui, le Département de Maine-et-Loire et la Fondation du patrimoine et les donateurs de la souscription.

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