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Jardin du Musée des Beaux-arts

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Le jardin des Beaux-Arts attenant au Musée est situé en centre-ville.

L'espace couvre une superficie de 7500 m2 dont le tracé, l'atmosphère et le contenu puissent :

  •  constituer un faire-valoir du Musée,
  •  proposer au public un espace de vie autonome,
  •  établir des traversées piétonnes aisées et attirantes. 

Historique


Le jardin du Musée des Beaux-Arts avec à sa droite l’imposante Tour Saint Aubin et à sa gauche les hautes flèches de la Cathédrale a changé de nom aussi souvent qu’il a changé de propriétaire : Jardin de l’Abbatiale Saint- Aubin, du Logis Barrault, des Moines de Toussaint, Jardin du Séminaire, Jardin du Muséum, Jardin fruitier, enfin Jardin du Musée des Beaux-Arts.

A l’origine, c’était une dépendance de la riche abbaye Saint-Aubin.
De tous nos jardins c’est celui ou l’on retrouve la date la plus éloignée puisque ce jardin remonte à l’an 356 en plein empire romain ! Rendez-vous compte, c’était à la fin des invasions germaines du IIIè siècle!

Cette abbaye de Saint-Aubin était entourée de jardins. Ces jardins comprenaient un verger, un potager, un jardin de fleurs et un jardin de plantes médicinales. C’était donc des jardins utilitaires : légumes et fruits pour les moines, fleurs pour les autels, des simples pour les remèdes.

Au XIIIè siècle, l’église Toussaint apparaît. Certains emplacements furent vendus à Olivier Barrault en 1485. Des personnages illustres s’y sont promenés : César Borgia, fils du pape Alexandre VI en 1498, Marie de Médicis, mère de Louis XIII en 1619, Marie Stuart en 1548, reine de France et d’Ecosse et tout un cortège de rois reçus au Logis Barrault.

La construction du monastère de Toussaint apparaît en 1627 (bâtiments de l’Intendance incendiés par les Allemands en 1944), en 1696 le séminaire s’agrandit jusqu’à sa dispersion en 1791.

En 1826 une nouvelle rue s’ouvre depuis la rue Saint-Aubin : la rue des Lices qui traverse les anciens jardins de Saint-Aubin. Le jardin va subir une transformation complète pour devenir le jardin fruitier qui, transporté en 1925 rue Desmazières, allait devenir sur l’ancien terrain de Saint-Aubin dorénavant le Jardin des Beaux-Arts.

Le conseil municipal décide la refonte complète du lieu en jardin d’agrément par M. Dupic, ingénieur de la ville en juillet 1927.

Le principe de rénovation du Musée des Beaux Arts et de ses abords a été validé en 1994. Depuis 1998, l'ancien musée a laissé la place à un immense chantier de rénovation et d'agrandissement.

Le chantier du Jardin du Musée des Beaux Arts constitue, avec l'aménagement de la Place Saint Eloi et la réfection du trottoir de la rue Toussaint, l'une des dernières étapes de ce gigantesque projet.

Pour répondre à la volonté de l'équipe municipale, deux concours internationaux de conception et de maîtrise d'oeuvre ont été lancés en 2002 pour le réaménagement du Musée des Beaux Arts et de la Place Saint Eloi. C'est le cabinet parisien HYL, qui lauréat des deux concours, a été chargé d'imaginer le devenir de ces deux espaces majeurs au contact du futur équipement culturel, sur un projet de l'architecte Antoine Stinco.  

Le Musée des Beaux-Arts de la ville d'Angers a fait  l'objet d'une importante opération de restructuration et modernisation en 2002 

Le jardin des Beaux-Arts attenant au Musée est situé en centre-ville. L'espace couvre une superficie de 7500 m2 dont le tracé, l'atmosphère et le contenu puissent :
•  constituer un faire-valoir du Musée,
•  proposer au public un espace de vie autonome,
•  établir des traversées piétonnes aisées et attirantes. 

 

Aujourd’hui

Cet îlot privilégié au coeur de la ville, vestige de l'ancienne "ceinture verte" entre ville et rempart, était hier un lieu apprécié des Angevins pour son calme et ses grands arbres.
Sa valeur, liée aux monuments d'architecture qui "l'habitent" et au souvenir des anciens jardins, exigeait qu'il soit préservé et reconqui.

Le tracé actuel, s'est appuyé sur les arbres existants conservés, visant à créer à la fois une porte monumentale du jardin et un digne vis-à-vis à l'abbaye Toussaint et au Musée des Beaux-Arts.

Le jardin s'organise autour :
- des antichambres,
- du grand tapis vert,
- des bosquets,
- de l'aire de jeux.

L’allée des Topiaires
Depuis le Boulevard du Roi René, l'espace dégagé met en scène les hauts volumes du Musée et de la Tour Saint Aubin. Une large allée centrale guide la perspective et s'ouvre sur le boulevard.
Des sculptures d'ifs taillés en topiaire débordent de l'alignement bâti et s'avancent au plus près de la chaussée.

Les Bosquets
Cette partie actuelle propose déjà une ambiance de sous-bois et inscrit la Bibliothèque municipale comme une pièce dans la forêt. Cette ambiance est étendue : rhododendrons, azalées et fuchsias viennent éclairer l'ombre diffuse.

Le Grand Tapis Vert
Une vaste pelouse constitue le "coeur ouvert" du jardin. Le musée sera ainsi perçu comme dominant l'étendue de grande échelle, panorama du jardin offert à sa grande terrasse. De petits layons de gazon, dessinés par la tonte, constituent le motif d'un parterre géométrique.

Le Cloître Toussaint
L'entrée par la rue Toussaint se fait par une succession de cours intimistes : la cour d'un ancien hôtel particulier, puis la galerie du cloître et enfin la cour du cloître. Quelques bacs d'orangerie célèbreront enfin l'arboriculture fruitière angevine et la célèbre poire "Doyenné du Comice", créée dans ce jardin.

 

 

Le jardin du Musée des Beaux-Arts abrite les poires Doyenné du comice et ‘Angélys’


À partir de semis de pépins réalisés au début des années 1840, dans  le Jardin fruitier du comice horticole, Hilaire Dhommé et Pierre-Aimé Millet de la Turtaudière ont repéré un poirier qui produisait des fruits d'une très grande qualité gustative, en 1848.  Présentée en 1849 au Comice horticole, montrant une stabilité au niveau gustatif, la variété est alors sélectionnée et lancée sur le marché. Doyenné du Comice est née alors .

Elle a connu une large diffusion au fil du XXème siècle et elle est toujours considérée par Les Mordus de la poire, et au niveau international, comme la meilleure poire au monde.

En 1963, les chercheurs de l'INRA, centre d'Angers, ont croisé par hybridation  la variété Doyenné d'hiver (variété d'origine belge – parent femelle) avec la variété Doyenné du comice (parent mâle). Ils ont sélectionné dans la descendance, en 1998, un hybride de bonne tenue au niveau de sa conservation et de bonne qualité gustative. Ils lui ont donné le nom ‘Angélys’ pour Angers et Lys. La poire était autrefois le fruit du château. Cette variété a très vite connu un développement au niveau du verger français, en premier lieu en Val de Loire. Il faut noter que la création variétale en poirier est faible et que c’est la dernière variété mise sur le marché, en France, depuis des années.

Le jardin fruitier 

En 1828, Millet de La Turtaudière, de Beauregard et Blordier-Langlois créent la Société d’Agriculture. La nouvelle société se propose d’améliorer les différentes espèces de fruits existantes, alors peu nombreuses. Aussi forme-t-elle le projet d’ouvrir une école d’arbres fruitiers « dans laquelle toutes les bonnes espèces seraient cultivées, mises en expérience, greffées et taillées selon les principes de l’art du jardinage » et jette son dévolu sur le jardin du Muséum (musée des Beaux-Arts) avec l’accord de la municipalité et lance les travaux en 1834.

Très rapidement Millet, directeur du jardin fruitier, se met en contact avec des collectionneurs et pépiniéristes français qui lui offrent des dizaines de variétés de poires ; de nombreux échanges eurent lieu avec la Belgique, Londres ou encore Genève.

En 1837, l’installation du jardin fruitier est terminée. L’inauguration a lieu le 15 juin 1838, lors de l’exposition d’horticulture organisée par la société d’Agriculture qui crée en septembre 1838, le Comice horticole, dont Millet de La Turtaudière, déjà directeur du jardin, est élu président jusqu’en 1858. Il s’agit d’encourager l’obtention de nouveaux fruits et de nouvelles fleurs en Maine-et-Loire, de les décrire, de les dénommer.

En 1842, le jardin compte dans ses collections 600 variétés de poiriers, 450 de vignes, 400 de pommiers, 80 de pruniers, 58 de pêchers, 54 de cerisiers, 40 de groseilliers, 20 d’abricotiers, 5 d’amandiers. Le Comice fait la sélection des espèces et publie de nombreuses brochures sur l’horticulture.

Millet est secondé dans ses recherches de nouveaux fruits par le jardinier du Comice, Hilaire Dhommée, qui sème sans désemparer des pépins de poires. Il obtient en 1847 la poire Beurré (dénommée Beurré Millet en 1849), la Fondante du Comice en 1849 et surtout, la même année, la Doyenné du Comice, ainsi baptisée à cause de son excellence.

Mais en 1923 la ville décide de construire sur la moitié du jardin fruitier l’École régionale des Beaux-Arts. Pendant ce temps, le jardin avait été agrandi en 1923-1924 de l’ancien jardin de l’abbaye Toussaint.

Le transfert du jardin fruitier aboutit le 9 janvier 1925, la municipalité ayant en effet décidé d’acheter le terrain (plus de 2,5 hectares) déniché par la société d’Horticulture, rue Desmazières et inauguré le 16 juin 1927.

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