Publié le 02-09-2026
Enseignement
, Ouvre une nouvelle fenêtrePublié le 02-09-2026
Enseignement
Ce mardi 1er septembre, l’heure de la rentrée a sonné pour les plus de 13 000 élèves de maternelle et d’élémentaire d’Angers : 9 195 dans les 72 écoles publiques et 3 950 dans le privé. L’occasion pour certains de retrouver leurs camarades, pour les plus petits d’entrer pour la toute première fois dans une salle de classe, pour d’autres de (re)découvrir leur établissement ou les transformations qu’il a connu cet été. Et pour le maire Christophe Béchu de rendre visite aux enfants du groupe scolaire Henri-Chiron afin de présenter aux CE1 et CE2 ce que la Ville a décidé de mettre en place.
"Les 3 400 élèves de CE1 et de CE2 des écoles publiques et privées bénéficieront d’un abonnement à un magazine de lecture. Chaque jeune est invité à choisir un titre qu’il recevra tous les mois, à son nom, chez lui, dans sa boîte aux lettres", précise le maire. L’objectif ici est de donner le goût de la lecture, dont les bienfaits ne sont plus à prouver : apprentissage facilité du langage, renforcement des capacités cognitives, développement de l’empathie mais aussi réussite scolaire et lien social. Et de détourner les enfants des écrans, de les inciter à fréquenter les bibliothèques.
Priorité à la rénovation énergétique des écoles
Autre sujet de cette rentrée : l’adaptation des locaux aux températures extrêmes. L’enchaînement des épisodes caniculaires depuis le mois de mai a nécessité le déploiement massif de ventilateurs dans toutes les salles de classe, de climatiseurs dans les bâtiments les plus exposés et de brumisateurs dans certains accueils de loisirs. "C’est une réponse d’urgence, explique Antoine Lelarge, adjoint à l’Éducation. Comme l’ont été les fermetures des écoles les après-midi qui ne sont en aucun cas une solution satisfaisante. La Ville mène actuellement un diagnostic sur l’ensemble des écoles afin d’identifier et de prioriser les travaux à mener, notamment au niveau des protections solaires des huisseries. C’est un vrai coup de collier que nous allons donner pour améliorer les performances thermiques des bâtiments scolaires, comme nous l’avons fait pour la végétalisation des cours d’école qui touche à sa fin."
La semaine de 4,5 jours d’école maintenue
Côté organisation, Angers fait figure d’exception sur le territoire national mais affirme cette année encore sa volonté de maintenir la semaine d’école de 4,5 jours et les temps d’activités périscolaires (TAP). Au total, près de 500 professionnels qualifiés et diplômés sont mobilisés. À commencer par les 177 agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) qui accompagnent les enseignants et les élèves sur le temps de classe et assurent la garderie du matin, l’aide au déjeuner pour les tout-petits et la surveillance des cours et des dortoirs. Quant aux 313 animateurs à temps complet, ils prennent en charge les enfants pendant la pause du midi, les TAP, l’accueil du soir et dans les 40 centres de loisirs les mercredis et les 18 ouverts pendant les vacances scolaires.
Sécuriser l’accueil des enfants
Et cela avec pour priorité de proposer un accueil bienveillant, sécurisé et adapté. "Des faits d’une particulière gravité ont été signalés, mettant en cause deux agents d’animation intervenant auprès d’enfants, rappelle Antoine Lelarge. Dès le signalement, la Ville a saisi la justice, écarté sans délai les personnes concernées et accompagné les familles. Nous avons entendu l’inquiétude des parents et nous en tirons des conséquences. Dans ses recrutements comme dans ses méthodes de travail, Angers s’appuie sur un socle exigeant porté par des professionnels dévoués. Si ce socle est réel, il n’est pas infaillible. Nous le renforçons dès cette rentrée."
Huit mesures ont ainsi été décidées : des réunions dans chaque école pour expliquer le fonctionnement de l’accueil périscolaire, l’affichage d’un trombinoscope et le port d’un badge pour identifier toutes les personnes qui prennent en charge les enfants, le déploiement d’une charte des bonnes postures professionnelles. Sont également prévus la présence d’un référent "sieste" dans les dortoirs puis progressivement d’un second adulte, le recueil des préoccupations des familles dans chaque établissement via une messagerie unique, les passages aux sanitaires encadrés par au moins deux animateurs, la mise au casier des téléphones portables des adultes, des temps de formation-action de tous les animateurs et Atsem sur les moments où l’intimité de l’enfant est en jeu.
À noter : lors de chaque recrutement, la Ville sollicite le bulletin n°2 du casier judiciaire du candidat. En complément, le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES) procède aux mêmes vérifications réglementaires en ajoutant la consultation du fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV) et du fichier des cadres interdits d’exercer (CADINT). Ces contrôles ne s’arrêtent pas au recrutement. À chaque affectation d'un animateur sur un accueil de loisirs pendant les vacances scolaires, une nouvelle vérification est automatiquement réalisée par le SDJES. Cette procédure est renouvelée à chaque période de vacances, soit jusqu'à cinq fois par an.