Territoire

Jeudi 5 novembre, le maire Christophe Béchu animait une réunion publique pour lancer la concertation sur l’avenir du secteur Thomson-Birgé. Les aménagements à venir concernent les 13,6 ha de la friche de l’ancienne usine et ses abords.

“Le moment est important car c’est un nouveau morceau de ville qui va être créé sur un site que tout le monde connaît”, explique Jeanne Behre-Robinson, adjointe à l’Urbanisme. Ce site c’est celui de la friche de plus de 13 ha de l’ancienne usine Thomson, boulevard Gaston-Birgé. Il est loin le temps de ce qu’on appelait la zone industrielle de la Croix-Blanche au mitan des années 1950. De la production de téléviseurs (300 000 par an) et des 2 800 salariés que comptait l’entreprise jusqu’en 1978. Avant de connaître au fil du temps une baisse des commandes, les restructurations, les rachats et enfin la cessation des activités industrielles et la fermeture définitive en 2014, laissant 350 employés sur le carreau. Aujourd’hui, l’heure est à la transformation du secteur. Au total, la superficie concernée occupe près de 30 ha. 

Une place centrale pour le végétal

Première étape de cette vaste opération urbaine : la réunion publique du 5 novembre, animée par Christophe Béchu. L’occasion pour le maire de présenter l’ambition d’un tel projet, de lancer la concertation avec les habitants et de partager les résultats des premières études. Celles-ci laissent entrevoir un potentiel de 1 000 à 1 400 logements accompagnés d’activités économiques et d’équipements. 

“Ce que nous posons comme invariants est la place centrale qui sera donnée au végétal dans ce pan de la ville qui en est le moins bien doté, souligne Christophe Béchu. Cela passera par la désimperméabilisation des sols, la plantation de nombreux arbres, la création d’îlots de fraîcheur, le développement de la biodiversité. Le secteur devra aussi s’ouvrir sur le centre-ville et les quartiers voisins. Il faudra pouvoir le traverser, en privilégiant les mobilités actives. Le tout en préservant des marqueurs pour continuer à faire vivre la mémoire du site.” 

Une partie à dépolluer

Pour permettre la réalisation d’un quartier sûr, durable et respectueux de son environnement, l’enjeu sera de dépolluer les bâtiments amiantés et les sols. Les 200 sondages réalisés montrent que la pollution liée à l’ancienne activité industrielle (présence de solvants et d’hydrocarbures) est concentrée sur quatre points. Ces poches résiduelles seront donc à traiter en fonction des nouveaux usages attribués au site. Les études sur les risques et les techniques de réhabilitation se poursuivent en ce sens.

Appel aux habitants

Le projet n’est qu’aux stades des intentions. C’est pourquoi la Ville souhaite connaître l’avis des Angevins, des riverains, des professionnels qui y travaillent. Cela commence par une phase de concertation dite “réglementaire” jusqu’au mois de mars prochain via, tout d’abord, un questionnaire en ligne, Ouvre une nouvelle fenêtre disponible jusqu'au 27 novembre. Mais aussi des ateliers participatifs, des visites de terrain, des permanences (à partir de janvier). Et, à partir de mi-décembre, un petit-déjeuner avec les entreprises et les commerçants du quartier, des échanges avec l'association des anciens salariés,​ et des temps de travail avec les associations et le conseil de quartier. Les détails de la concertation (programme, inscriptions…) sont à retrouver sur ecrivons.angers.fr, Ouvre une nouvelle fenêtre

Plus d'info sur le projet de réaménagement du secteur Thomson-Birgé