Publié le 29-09-2026
Sécurité // Prévention
, Ouvre une nouvelle fenêtrePublié le 29-09-2026
Sécurité // Prévention
Angers est réputée pour son cadre de vie paisible. Pour le préserver, la Ville entend rester vigilante. Ainsi, la police municipale déploie un nouveau plan d’action en trois axes, voté au conseil municipal du 28 septembre. Parmi les piliers figurent la prévention de la délinquance, la lutte contre les incivilités et le renforcement de la sécurité, tout en favorisant le dialogue avec la population.
Prévenir la délinquance
"Nous continuerons à nous attaquer aux racines de la délinquance"
, explique Anthony Lusson, adjoint à la Sécurité et à la Prévention. L’une des mesures prise en ce sens sera l’instauration de stages de responsabilité parentale assurés par Médiation 49, association spécialisée dans la médiation familiale. "Le but est d’aider les parents désabusés et sans outils"
, souligne l’élu. L’ensemble des actions pour prévenir la délinquance sera détaillé fin novembre.
Une brigade contre les incivilités
"Nous ne laisserons rien passer sur les incivilités du quotidien"
, poursuit Anthony Lusson. A partir du 1er janvier, une brigade de proximité et de médiation, composée sur la base du volontariat par des Agents de surveillance de la voie publique (ASVP) et des placiers du marché, sera constituée et assermentée. Son rôle ? "Repérer et réguler les comportements qui exaspèrent"
, précise l’adjoint. Exemples : le stationnement gênant, les chiens non tenus en laisse, les déjections canines non ramassées, les mégots jetés par terre, les dépôts sauvages d’ordures, les tags… Cette brigade pourra verbaliser. A terme, elle devrait se composer d’une vingtaine de volontaires.
Le bruit est l’autre cheval de bataille de la Ville. Pour lutter contre cette nuisance, la collectivité prévoit de renforcer les contrôles dans les bars et dans les épiceries, d’empêcher les regroupements bruyants ou violents sur l’espace public et de facturer la pose d’un sonomètre aux établissements qui ne respecteraient pas les règles. Exemple : des particuliers peuvent signaler un tapage nocturne à la mairie. Un sonomètre est alors installé chez eux. Si les décibels relevés ne respectent pas la norme, l’installation du sonomètre sera facturée à l’établissement, en plus de l’amende réglementaire.
Lutter contre la consommation de protoxyde d'azote
Par ailleurs, l'instauration d’une nouvelle amende pour lutter contre la consommation de protoxyde d’azote a été votée lors du conseil municipal du 28 septembre. Un montant de 200 euros sera désormais facturé au consommateur pour le recyclage complexe de la bouteille contenant ce gaz hautement inflammable. Pour rappel, depuis 2025, le transport et la consommation de protoxyde d’azote sont interdits sous peine de 150 euros d’amende. La consommation de protoxyde d’azote est un "fléau exponentiel"
, juge Anthony Lusson. 4 000 bonbonnes ont été ramassées sur la voie publique depuis 2023, dont 2 000 depuis le 1er janvier 2026. "Ce n’est pas une drogue récréative
, insiste Mathieu Berthelot, directeur de la police municipale.
Elle provoque de graves liaisons neurologiques, attaque la moëlle épinière et peut paralyser."
Augmentation des effectifs
Les effectifs de la police municipale augmenteront progressivement d’ici à la fin du mandat pour atteindre 100 agents contre 75 en 2025. Dix seront immédiatement recrutés pour une prise de poste en 2027. Cela permettra, entre autres, de constituer une brigade de policiers à VTT. Aujourd’hui, des agents se déplacent parfois à vélo. Cette brigade, en revanche, assurera toutes ses interventions ainsi que la couverture de la ville à VTT. "C’est un mode de déplacement qui, dans certains cas, s’avère plus réactif et efficace que la voiture, notamment lors de refus d’obtempérer. Les policiers à vélo sont aussi plus faciles à interpeller par la population"
, détaille Mathieu Berthelot, directeur de la police municipale.
L’augmentation des effectifs permettra également de renforcer les patrouilles dans les dix quartiers de la Ville avec, chaque jour, une équipe déployée par secteur.
Et pour entretenir le dialogue avec la population, la police municipale organise des cafés chaque mois sur les places et les marchés. L’occasion pour les agents de présenter leur métier, de répondre aux questions ou de recueillir des doléances. Le premier aura lieu le 10 octobre, place du Ralliement.