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Histoire du quartier

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La Roseraie

La Roseraie ou l’histoire d’une métamorphose annoncée : des cultures maraîchères au tramway

Avant, c’était la campagne: une vaste étendue dédiée à la culture, maraîchère pour l’essentiel. En 1965, dans la mouvance des premiers grands ensembles, décision est prise par le conseil municipal de créer une zone d’urbanisation prioritaire au sud d’Angers. L’acte de naissance du quartier de la Roseraie vient d’être signé.

Ces grands ensembles de logements collectifs, ce sont Belle-Beille et Monplaisir, déjà sortis de terre, mais insuffisants en cette période de développement rapide des villes, porté par les générations du baby-boom et la croissance économique. L’urgence est à la construction tous azimuts. 6000 premiers logements sont programmés dans ce nouveau quartier de la Roseraie où les chantiers sont menés tambour battant. Si bien qu’en 1968, la Roseraie accueille ses premiers habitants. A la fin des années 1980, leur nombre a explosé pour atteindre les 20000. La Roseraie, aujourd’hui encore, est le plus habité des quartiers de la ville.

À sa création, la Roseraie est à l’image de son temps: celui de Mai-68, de l’implication citoyenne et de l’autogestion. Dès 1970, l’Union des associations du quartier  sud, ainsi que l’association pour la recherche de l’animation sociale et culturelle, sont mises sur pied.  Leur premier engagement consiste alors à lancer la création d’un “centrintégré”, un centre habité muni de services de proximité utiles à tous les habitants, de la petite enfance au troisième âge.

Ce projet prendra progressivement corps autour du pôle Jean-Vilar, conçu pour recréer “l’esprit village” et favoriser la vie en commun. En 1978, Jean-Vilar regroupe un collège, une résidence de jeunes travailleurs, un centre socioculturel et sportif, une maison de l’enfance, une bibliothèque et un centre pour le troisième âge.

Peu à peu pourtant, "l’esprit village" est mis à mal par un contexte économique de moins en moins favorable aux habitants du quartier. La Roseraie compte 75% de logements sociaux, le chômage y atteint 18% au plus fort de la crise des années 1990. Les difficultés sociales apparaissent dans un quartier où les premières constructions accusent déjà l’usure du temps. L’image du quartier se dégrade: le temps de la rénovation est venu.

Amorcée dès 1999 à la Roseraie et dans quatre autres quartiers de la ville, l’opération de rénovation urbaine (ORU) sera ici la plus ambitieuse. Près de 140 millions d’euros y seront injectés pour remodeler le visage du quartier, réorganiser les espaces publics au profit des déplacements doux et d’espaces de convivialité, redonner un cadre de vie agréable aux habitants, revoir le parc de logements et la qualité du bâti (3000 logements concernés au total);  remettre à niveau l’offre en équipements publics (bibliothèque, école, salle de sport…). Parmi les réalisations phare, l’espace du bien vieillir Robert-Robert est aujourd’hui encore un modèle d’ouverture et d’accueil des personnes âgées. Le quartier enfin a pu profiter de la dynamique liée au passage en son coeur de la première ligne de tramway, mise en service par l’agglomération en juin 2011.

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