Vidéo-protection

Les images sont visionnées au centre de supervision urbain. (Photo: Ville d'Angers)

Pour renforcer son action dans le domaine de la sécurité et de la tranquillité publique, la Ville d'Angers a mis en place un système de vidéo-protection urbain sur les espaces centraux et stratégiques de son territoire.

Sont concernés les lieux de grand passage, zones commerçantes et quartiers prioritaires, avec l'objectif de mieux orienter les effectifs sur le terrain, renforcer la coopération entre polices municipale et nationale, et bien sûr contribuer à l'élucidation des infractions. En effet, dès qu’une infraction est visionnée, les policiers sont informés par radio pour intervenir au plus vite. Les images, qui sont enregistrées 24 heures sur 24 et archivées pendant deux semaines, peuvent aussi être utilisées ultérieurement afin d’obtenir des éléments utiles à une enquête, comme l’identification d’un coupable par exemple. À  noter: la consultation des images est strictement encadrée et réglementée. Elles ne peuvent être réquisitionnées qu’en cas de plainte effective dans le cadre d'une procédure en cours.

Afin de garantir les libertés fondamentales liées à l’installation de caméras de vidéo-protection, la Ville a mis en place un comité d’éthique composé de trois élus municipaux, d’un professeur de la faculté de droit, du président de l’Association départementale d’aide aux victimes et de médiation (Adavem) et du bâtonnier. Son rôle: garantir la transparence sur l’exploitation du système et contrôler les obligations de la collectivité –conditions d’installation, information du public, conservation et destruction des images– et des droits des citoyens en matière d’accès aux vidéos et de respect  de la vie privée et de la liberté de réunion. Le comité a dans ce but été chargé de rédiger une charte d'éthique (à télécharger ci-dessous) et de veiller à son application.

Au 1er septembre, 78 caméras étaient installées à Angers, couvrant 31 périmètres.