Agriculture Urbaine

Jardin familial, au parc Balzac.
Jardin familial dans le quartier des Hauts-de-Saint-Aubin
Jardin en pied d'immeuble dans le quartier Belle-Beille.
Jardin en pied d'immeuble dans le quartier Monplaisir.
Jardin en pied d'immeuble dans le quartier de la Roseraie.

L’agriculture urbaine peut être définie comme "l'agriculture située à proximité de la ville ou en son sein"

Jardins associatifs: lorsque la ville nourrit la ville

C’est un véritable phénomène de société: depuis les années 2000, de plus en plus de citadins cherchent à produire leurs propres fruits et légumes dans des jardins associatifs urbains.

Dans toutes les grandes villes des pays industrialisés, les jardins associatifs poussent comme des champignons. Pourtant, les listes d’attente pour accéder à un lopin de terre s’allongent. Cet engouement pour le jardinage a pris de court les mairies, qui cherchent partout des surfaces à transformer en potager, que ce soit dans les interstices urbains ou sur les toits des bâtiments.

Du jardinier du dimanche au producteur autosuffisant

Mais quelles sont donc les motivations de ces citadins-agriculteurs? Le plaisir de produire soi-même ce que l’on va déguster -que l’on cherche ou pas à produire beaucoup- est l’une des premières raisons que mentionnent les jardiniers. Il y a ensuite le plaisir d’une activité de nature, le lien avec la terre, retrouver le rythme des saisons. Il y a aussi d’autres motivations comme celles d’une activité de loisir et la recherche d’un lien social avec les autres jardiniers.

La diversité des motivations s’ajoute à la diversité de surfaces: si, par exemple, dans la petite couronne parisienne les parcelles vont de 70 à 150m2, dans Paris intramuros, les jardiniers ne disposent que de 15 à 20 m2 à exploiter, parfois moins.

Question savoir-faire, on trouve aussi de tout. Certains jardiniers, notamment les retraités, ont eu dans leur enfance un lien fort avec la terre; d’autres, souvent les plus jeunes, doivent retrouver dans les livres ou sur Internet les gestes ancestraux de l’agriculture.

De ces diversités naît la disparité des productivités. Les chercheurs de l’Inra ont construit un gradient de la fonction alimentaire chez ces jardiniers. Pour nombre d’entre eux, la parcelle ne permet que de "picorer" quelques fraises, souvent consommées sur place. À l’autre bout du gradient, certains réussissent à être autosuffisants en légumes, et à dégager du surplus qu'ils mettent en conserve. Dans tous les cas la fonction alimentaire est présente, que ce soit pour cultiver des produits que l’on ne s’offre pas à cause de leur prix (myrtilles, framboises), ou encore pour produire des légumes que l'on trouve difficilement dans le commerce.

De multiples formes d'agriculture urbaine

L'agriculture urbaine prend des formes multiple, en fonction des lieux d'installation, des échelles spatiales (jardin, quartier, parc agricole, etc.), des supports de production et de leur nature (maraîchage, élevage, cultures), des acteurs concernés (professionnels, non professionnels, collectivités, associations, etc.), des modèles économiques (système marchand, non marchand, hybride) et des systèmes de distribution (circuits courts, filières longues ou semi-longues).

L'utilisation de nouveaux espaces tend à se développer: culture sur les toits dans des supports variés (sacs, pneus), cultures associatives pour donner une nouvelle vie à des friches urbaines ou sites industriels en déshérence, avec une multifonctionnalité de fonctions --alimentaire, économique (création d’emplois), environnementale (protection contre l’inondation), paysagère (jardins publics), récréative et sociale (maintien des liens, pédagogie...).

Les possibilités ouvertes aux Angevins

Pour faire son potager en ville:

Pour participer à l’embellissement de la ville par le fleurissement: