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jardins familiaux et jardins de pieds d'immeuble
Les jardins familiaux à Angers
Les jardins ouvriers appelés aujourd’hui jardins familiaux et dont la naissance en France remonte à la fin du XIXe siècle, sont des parcelles de terrain mises à la disposition des habitants par la Ville ou par des associations.
Ces parcelles, affectées à la culture potagère ont une dimension sociale forte, avec pour principaux objectifs de :
- faire des économies en produisant une partie de son alimentation
- mieux consommer avec une plus grande diversification alimentaire composée de produits frais
- contribuer au cadre de vie avec des espaces aménagés à proximité des habitats
- prendre part à l’aménagement de la cité et créer du lien social
Ces espaces de loisir, de convivialité et d’intégration ont un rôle essentiel et constituent des espaces verts qui prennent toute leur dimension au coeur de la cité.
La ville d’Angers soutient ainsi au quotidien par ses aménagements de parcelles et la mise à disposition de terrains, huit associations angevines dont sept regroupées au sein d’une fédération départementale.
- Les jardins familiaux de la Doutre (site des chalets et site de Balzac)
- Les jardins familiaux de Beauséjour (site du Verrier et de Beauséjour)
- Les jardins familiaux des Aupannes
- Les petits jardiniers de la Treille (sites des trois paroisses, des Appentis et de Ste Gemmes)
- Les jardins familiaux de Belle-Beille
- Les jardins familiaux de l’association Resto Troc
- Les jardins familiaux de Saint Léonard
- Les jardins familiaux des Granges
Améliorer le service aux usagers en aménageant et en entretenant les jardins familiaux
Près de 1 000 parcelles réparties sur le territoire de la Ville d’Angers ou en périphérie sont disponibles et représentent un véritable maillage sur l’ensemble des quartiers. Ces jardins familiaux recouvrent environ 27,5 hectares. Les parcelles vont de 100 m2 à plus de 200 m2 pour répondre aux différentes attentes des Angevins.
2/3 des terrains appartiennent à la Ville. Les autres sont, soit propriété des associations, soit loués par des propriétaires privés à des jardiniers.
La Ville d'Angers apporte un appui technique (gestion des déchets, des cabanes à outils…) et s’assure du bon entretien paysager des terrains.
Chaque année ce sont près de 20 000 € de soutien qui sont investis pour entretenir les sites mais aussi les aider concrètement en fourniture de compost, de terre végétale…
Promouvoir un jardinage écologique et durable
- Les jardins familiaux sont un vecteur efficace pour les messages liés au jardinage respectueux de l’environnement.
Dans ce cadre, la Ville d’Angers a :
- Mis en place des systèmes de récupération des eaux de pluie sur les divers sites accueillant des jardins familiaux, afin de limiter la consommation d’eau douce lors des arrosages.
- Incité au compostage des déchets végétaux
- Eduqué les jardiniers à l’écologie et au développement durable par des opérations de sensibilisation (animations…)
Promouvoir des abris de jardins respectueux de l’environnement
Lors des travaux d’aménagements de parcelles, la Ville d’Angers s’applique à mettre en œuvre les principes du développement durable.
Ainsi, les abris de jardin sont en bardage de châtaignier, bois imputrescible qui ne nécessite aucun traitement insecticide et fongicide chimique. Des toilettes sèches ont aussi été installées.
Les jardins de pieds d’immeubles
Les jardins de pieds d'immeubles connaissent sur Angers une belle dynamique, à l’image de celle observée sur le territoire national.
Depuis 2003, des terrains, situés en bas des immeubles de quartier d’habitat social, sont mis à disposition, par la Ville d’Angers, pour être mis en culture (légumière et/ou florale) par les habitants proches. Ils deviennent ainsi le jardin «particulier» de quelques immeubles.
A la différence des jardins familiaux dont la fonction principale est vivrière, ces jardins ont plusieurs buts :
- donner aux habitants la fierté d’habiter leur îlot (valoriser son image, l’identifier, le sortir de l’anonymat),
- favoriser la convivialité (apparition d’évènements festifs et conviviaux autour des jardins),
- favoriser l’appropriation de l’espace public par les habitants,
- faire que le cadre de vie devienne lieu de vie
De Verneau...
La première expérience angevine a pris naissance dans le quartier Verneau (îlot Yvonne/Pelluau/Thérèse).
Sensibilisée par une visite du quartier Maurepas à Rennes, sur lequel avaient été mis en place des jardins de pied d’immeuble, la Commission Cadre de Vie de Verneau avait été à l’initiative de cette demande à l’occasion de l’Opération de Renouvellement Urbain (ORU).
Cette première expérience n’a pas été un succès immédiat ; vandalisme sur l’abri de jardin, immeubles du secteur se vidant de leurs habitants, situation enclavée... Les jardiniers peinent à se constituer en association comme à Rennes et les jardins tombent en friche.
C’est la Régie de Quartier, grâce à son intervention pour animer ces jardins avec l’aide d’un adulte-relais, qui va permettre aux jardins de vivre, par le biais d’habitants du quartier et d’une parcelle pédagogique dédiée aux enfants de Tartifume.
La Régie de Quartier a par ailleurs constitué dès le début 2004 un comité de suivi des jardins en pieds d’immeubles et s’est structurée pour répondre à cette demande nouvelle. La dynamique était lancée.
... A Grand-Pigeon
Presque simultanément, une réflexion est engagée et aboutit à la création d’un jardin de pieds d’immeubles de 200 m2 rue Levavasseur (le fameux Jardin du Saule) et à une parcelle pédagogique dans le square Chaptal, dans le cadre de l’ORU Grand Pigeon.
C’est un succès immédiat. La dynamique engendrée autour de ces jardins est très forte ; les jardiniers locataires du quartier et d’origines culturelles diverses cultivent des légumes de leur pays, les font découvrir à leurs voisins, organisent des pique-niques de dégustation, achètent en commun un congélateur pour profiter aussi l’hiver de leurs récoltes...etc.
Au point que quand cette parcelle doit disparaître au profit de la construction du groupe scolaire Fratellini, les jardiniers et la Régie de Quartier sont très tôt demandeurs pour trouver une nouvelle parcelle d’accueil et pour envisager directement une taille supérieure des jardins.
Aujourd’hui, ce nouveau jardin (dont le nom a survécu au déménagement et à la disparition du saule pleureur inspirateur !) a pris place au cœur de l’îlot bâti Deux Croix / Jérusalem / Chaptal / Coëffard, dans le cadre des travaux liés à la rénovation urbaine du secteur et conduits par la SARA.
Ce jardin fait preuve d’une dynamique exceptionnelle. Une prochaine tranche de travaux permettra de lui adjoindre une parcelle pédagogique à destination des enfants des groupes scolaires et centres de loisirs environnants, une aire de jeux à destination des petits et une zone de convivialité.
Et demain...
Un troisième jardin est né à la Roseraie, à proximité du groupe scolaire Jules Verne et de la rue Marc Sangnier à destination d’une quinzaine de jardiniers et des enfants du groupe scolaire par le biais d’une parcelle pédagogique.
Le projet a été mis en place en lien avec la régie de quartier et le directeur du primaire de l'école Jules Verne.
En 2011, l’actuelle plaine de jeux Gagarine sera intégralement repensée dans le cadre de la rénovation urbaine et en lien avec la résidentialisation des immeubles d’Angers Habitat attenants.
Une parcelle de jardin de pieds d’immeubles y est déjà prévue, et la Régie de Quartier a déjà recensé une vingtaine de personnes d’ores et déjà motivées pour la mettre en culture !
Cette nouvelle manière d’appréhender et d’aménager certaines parties de l’espace public est un vecteur important des notions de respect de l’environnement : la récupération des eaux de pluie pour l’arrosage, le compostage des déchets verts, l’absence de désherbage chimique, la lutte biologique contre les ravageurs des cultures... sont autant de thèmes chers à la Régie de Quartier et transmis aux jardiniers, petits et grands.
Reste une réflexion à engager très prochainement pour tenter de trouver des solutions satisfaisantes à la gestion des déchets non compostables, actuellement stockés dans des cases à déchets vidées par les équipes de la Direction Parcs, Jardins et Paysages.





