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La faune dans la ville
1. Les animaux dans les parcs
Des enclos animaliers sont présents sur les sites suivants :
Parc de Balzac,
Parcs Saint-Nicolas,
Parc du Lac de Maine,
Jardin des plantes,
Parc du Hutreau





2. Les oiseaux

L’avifaune : un diagnostic écologique des espaces végétalisés de la ville vient de faire état d’observations concernant l’avifaune présente dans nos parcs et jardins.
L’existence d’une biodiversité parfois riche a été mise en évidence par de nombreuses études mais bien souvent mise à mal par l’urbanisation croissante.
Les nouvelles méthodes de gestion écologiques du patrimoine vert de la ville ont donc vues le jour afin d’être plus respectueuses de l’environnement (gestion écologique au parc de Balzac devenu « Refuge LPO jardins d’oiseaux Formule excellence »
Au printemps 2008, sur 43 sites prospectés (méthodologie basée sur des points d’écoute) la Ligue de Protection des Oiseaux (L.P.O.) avait dénombré 66 espèces d'oiseaux : Aigrette garzette, Bergeronnette printanière, Bruant des roseaux, Chevalier guignette, Cisticole des joncs etc.
En 2009, le travail d’observation de la L.P.O. et de la Direction Parcs Jardins et Paysages sur nos espaces a permis d’élaborer une notation par site et ainsi envisager des perspectives de gestion afin de favoriser l’avifaune et plus largement la biodiversité.
Ce sont 43 parcs majeurs qui ont été ainsi diagnostiqués.
Depuis 2009, les jardiniers s'occupent ainsi de la pose de nichoirs sur l'ensemble de la Ville.
3. Les étourneaux
Mieux connaître l’étourneau
L'étourneau sansonnet, Sturnus vulgaris, est un petit passereau de 70 à 80 grammes, d'une longueur de 20 centimètres et de 37 centimètres d'envergure environ.
En hiver son plumage est noir ponctué de taches blanches, dès le début du printemps son bec devient jaune et son plumage prend des irisations vertes et violettes.
Il niche généralement à plus de 3 mètres de hauteur dans des trous d'arbres, des cavités de murs ou de rochers, sous le toit des habitations.
En France 2 pontes (avril et juin) de 4 à 6 œufs donnent environ 6 jeunes par an et par couple.
Il s'alimente en général en bande, sauf au printemps où il est plutôt en couple. L'étourneau est avant tout un insectivore qui se nourrit de la faune du sol (larves d'insecte) mais il peut compléter son alimentation avec des fruits, et en hiver avec des graines.
En France, les étourneaux sont sédentaires, ils restent en hiver sur les zones où ils se sont reproduits l'été. En automne (début novembre), ces individus sont rejoints par des migrateurs qui arrivent du nord-est de l'Europe pour rejoindre leurs quartiers d'hiver aujourd'hui centrés plutôt sur l'Espagne. Ces migrateurs repartiront au début du printemps courant mars.
Du fait de leur comportement grégaire pour s'alimenter ou dormir, les étourneaux par leur nombre, posent des nombreux problèmes en milieu urbain : bruit, accumulation des fientes, casse d'antennes et de branches, prélèvement sur les récoltes. Cependant, les risques sanitaires sont peu importants
Les dortoirs à étourneaux : un regroupement problématique en ville
Un dortoir à étourneaux est un lieu où se regroupent les étourneaux par milliers pour passer la nuit. En ville, les étourneaux aiment particulièrement se regrouper dans les grands arbres en feuilles. C’est pour cela qu’ils affectionnent en hiver les magnolias et les conifères.
Les dortoirs nocturnes existent tout au long de l'année, mais leur nombre varie :
• Pendant la période de reproduction d'avril à juin : quelques petits dortoirs existent.
• Dés le début de l'été les juvéniles séparés de leur parent vont constituer l'essentiel des rassemblements nocturnes. C’est le premier pic de nuisance
• Entre début novembre et courant mars, le nombre de dortoirs diminue mais la quantité d'oiseaux y atteint son maximum regroupant les sédentaires, adultes et jeunes de l'année et les migrateurs venant de l'Europe du nord-est. C’est le deuxième pic de nuisance
Comment se forme un dortoir à étourneaux
Dans la journée, les étourneaux sont pratiquement invisibles dans la ville. Ils sont répartis par petits groupes de quelques centaines d’individus dans la campagne, jusqu’à 50 kms de leur dortoir, où ils se nourrissent dans les champs, les ensilages,…
Quand vient le soir, les étourneaux rentrent vers la ville toujours en petits groupes, se rassemblant sur les points hauts : antennes, grues, toits d’immeubles, lignes haute tension et pylônes, grands arbres….
Pendant ce temps, des escadrilles «d’éclaireurs » survolent ce qui pourrait devenir un dortoir en vérifiant la tranquillité, et quand l’heure propice au « coucher » arrive, ils rameutent les troupes.
A ce moment, se forment de grands nuages mouvants, dessinant dans le ciel de folles arabesques avant de plonger dans les arbres qui seront leur domicile pour la nuit.
Le lendemain matin, dès le petit jour, les étourneaux quitteront leur dortoir pour aller en campagne à la recherche de nourriture.
Mais si leur dortoir leur plaît, les étourneaux reviendront fidèlement à l’approche de la tombée de la nuit.
Une méthode : l’effarouchement
L'effarouchement consiste à effrayer les étourneaux regroupés en dortoir afin de les faire fuir et de supprimer les nuisances (olfactives, sonores, salissures…) dues au nombre important d'oiseaux en un même lieu pendant la nuit.
La Ville d’Angers a mis en place, depuis quelques années, plusieurs systèmes d’effarouchement suivant la taille, la localisation et le degré de nuisances des étourneaux. L’essentiel étant d’effaroucher les étourneaux « éclaireurs », afin qu’ils n’attirent pas le reste du groupe, il faut donc opérer à la tombée de la nuit.
Une première méthode consiste à diffuser des cris de geais par l’intermédiaire de haut parleur disposé à proximité des dortoirs. Les geais étant des prédateurs des étourneaux, cela suffit à leur faire percevoir un danger et les dissuader de s’installer.
Il est également possible de produire des bruits des bruits forts, de type détonation, susceptibles de leur faire peur. Ainsi, des canons à air comprimé peuvent être installés, ou encore des agents municipaux peuvent se déplacer et utiliser des pistolets à fusées sifflantes ou avec des cartouches à blanc.
Parallèlement, la ville teste la possibilité de fixer les étourneaux, en soirée ou la nuit, sur un site approprié hors les murs, de façon à ne pas générer de désagrément pour les habitants.
4. Les abeilles

La Direction Parcs Jardins et Paysages en lien avec l’Union des Apiculteurs de l’Anjou installe des ruches d’abeilles au parc de l’Arboretum afin de maintenir la biodiversité déjà présente.
Les abeilles, en contribuant à la pollinisation de 80% des espèces de plantes à fleurs et à fruits de notre planète, soit plus de 200 000 espèces, jouent un rôle essentiel dans le maintien de notre biodiversité.
Apparus sur terre bien avant l’homme et les dinosaures, les insectes représentent le plus grand ensemble du règne animal.
Notre avenir sur cette planète dépend de la résolution au cours des prochaines décennies de plusieurs problématiques comme le réchauffement climatique, la gestion des ressources alimentaires, l’énergie, l’eau. Si discrète et pourtant incontournable, l’abeille est une formidable sentinelle de l’environnement et l’un des symboles majeurs de ce défi.
Les abeilles rentrent dans l’écosystème : leur rôle de pollinisation, bien que moins connu, est essentiel à la biodiversité. En effet, lorsque l’abeille butine une fleur, du pollen se dépose sur son corps. Lorsqu’elle va butiner une autre fleur, une partie des graines de pollen tombe de son corps dans cette autre fleur. Les plantes de la même espèce reçoivent ainsi leur nécessaire reproductif. Même si les abeilles ne sont pas l’unique moyen de pollinisation (autres insectes, vent..), leur place est de taille dans l’environnement
Afin de marquer sa volonté dans le domaine de la biodiversité, la Ville a installé cinq ruches cette année au parc de l’Arboretum.
Ces cinq ruches sont installées à l’écart des flux visiteurs dans une collection non accessible. La gestion est confiée à l’Union des Apiculteurs de l’Anjou.
Les collections d’arbres et de plantes vivaces ou annuelles (près de 3000 plantes différentes) alimenteront en pollen ces abeilles qui participeront à la pollinisation dite « entomophile » (par les insectes) parfois malheureusement mise à mal dans les campagnes du fait de l’usage d’herbicides ou d’insecticides toxiques pour les insectes.
Cette implantation va de pair avec une évolution vers le « zéro phyto » dont le parc de l’arboretum est un test majeur pour 2010 et 2011 (desherbage sans produits chimiques mais par des techniques alternatives).
5. La chenille processionnaire



Chaque année, la Direction Parcs et Jardins met en place une stratégie de lutte raisonnée contre le développement de la processionnaire du pin dont l’installation de pièges à phéromones.
Ces pièges ont pour but de, capturer massivement les papillons mâles en connaissant les périodes de vols des adultes afin d’améliorer et d’optimiser voir éviter les traitements et limiter la reproduction de ces lépidoptères.
Le cycle naturel de cet insecte
1. Un soir d'été, les papillons processionnaires sortent de terre. Le mâle et la femelle s'accouplent. Le mâle meurt un ou deux jours après.
2. La femelle s'envole et va pondre entre 70 et 300 oeufs sur une branche de pin. Puis elle meurt à son tour.
3. Les chenilles éclosent 30 à 45 jours après la ponte. Elles se nourrissent avec les aiguilles du pin, et restent reliées entre elles par un fil de soie.
4. Au cours de leur croissance, les chenilles changent de couleur et ont de plus en plus de poils (jusqu'à 1 million). Ceux-ci peuvent se libérer avec le vent et provoquer des problèmes de santé aux hommes et aux animaux (poils urticants).
5. Les chenilles construisent un abri en soie en automne, sur la branche d'un pin. Puis elles passent l'hiver dans cet abri, ne sortant que la nuit pour entretenir leur nid et se nourrir.
6. Au printemps, la colonie conduite par une femelle quitte l'abri et se dirige vers le sol. C'est la procession de nymphose : toutes les chenilles se tiennent les unes aux autres et se déplacent en longue file. Une file peut compter quelques centaines de chenilles. Au bout de plusieurs jours, elles s'arrêtent dans un endroit bien ensoleillé. Puis chacune d'entre elles s'enfouit de 10 à 20 cm de profondeur.
7. Deux semaines plus tard, les processionnaires ont tissé des cocons individuels et se transforment en chrysalides. Elles vont rester dans cet état pendant plusieurs mois (ou parfois plusieurs années selon les régions).
8. Au bout de quelques mois, chaque chrysalide se métamorphose en papillon, toujours sous la terre. Et puis, un soir d'été, les papillons sortent de terre...
L’objectif du piégeage
Déceler les périodes de vols des adultes afin de mieux aménager la lutte biologique (à base de bacillus thuringiensis). Ce dispositif de surveillance est également un moyen de lutte car il permet une capture massive des papillons mâles et limite ainsi l’accouplement et la fécondation des femelles.
Le piège a pour but d’attraper les papillons mâles.
Ces pièges utilisent des capsules imprégnées de phéromone analogue à la phéromone de la femelle de la processionnaire du pin.
Ainsi, les mâles attirés par cette phéromone de synthèse restent prisonniers.
Les pièges sont mis en place la première semaine de Juin.
La durée de piégeage est de 200 jours
Autre lutte bio : Dernièrement, nos agents ont également posés des nichoirs de mésanges, oiseaux qui se délectent de larves de chenilles.
6. Le castor au Lac de Maine !
Mammifère emblématique du bassin de la Loire, le castor est présent sur la Loire et ses affluents en Maine-et-loire depuis plus de 20 ans maintenant.
Présent sur la Maine à l’île Chevrière depuis 2005, des traces de castor avaient été notées au sud du lac de Maine en 2008.
En novembre 2010, on découvre deux peupliers taillés puis la découverte d’une hutte de castor dans la même zone, c’est la première fois qu’en Maine-et-Loire on découvre l’installation d’un castor sur un lac. L’équipe des jardiniers du parc a pu ainsi observer les nombreux arbres coupés par ces mammifères sur le site.
Lorsqu’un couple de castors s’installe, et cela semble le cas ici, il ne tolère aucun autre congénère et coupe beaucoup d’arbres le premier hiver puis devient très discret les années suivantes. Les nombreuses actions de coupes ne reprendront que s’il y a un remplacement par d’autres castors.
Longtemps présent, le castor européen semble avoir disparu de la Loire et de ses affluents au début du 19ème siècle, victime de la chasse (sa fourrure, sa chair et le produit issu de ses glandes étaient très appréciés).
Maintenant espèce protégée, il a été réintroduit près de Blois sur la Loire de 1974 à 1976 avec 13 individus capturés sur le Rhône.
Aujourd’hui, le Castor fiber reconquiert la Loire, depuis le Loir-et-Cher jusqu’à Nantes.
Le Castor européen, cousin de celui d’Amérique, est le plus gros rongeur de France. Son poids moyen est de 20 à 25 kg, mais il peut peser plus. Son corps recouvert d’une épaisse fourrure brune mesure de 80 à 90 cm, auquel il faut ajouter 30 cm pour sa queue. Cette queue plate permet de le distinguer des autres rongeurs, comme le ragondin.
Mammifère essentiellement nocturne et crépusculaire, il se nourrit de fines branches, bourgeons, feuilles ainsi qu’une partie des écorces d’arbres à bois tendre qu’il abat (notamment le saule). Les plus gros troncs abattus présentent une forme en pointe de crayon caractéristique qui trahit cet hôte discret.
Dans les Mauges, la toponymie a gardé en mémoire sa présence. Le cours d’eau « le Beuvron », qui coule sur la commune d’Andrezé, doit son nom à l’ancien vocable du castor, autrefois appelé “beuvron” ou “bièvre.




