Exposition temporaire

Une découverte paléontologique remarquable en Anjou : un grand prédateur marin âgé de 90 millions d’années !

Des ossements fossilisés appartenant à un grand reptile marin âgé de 90 millions d’années ont été récemment extraits d’une cavité troglodytique de la région saumuroise. Un fait rarissime. L’expertise de cette découverte a été confiée au Muséum de sciences naturelles d’Angers, où les ossements seront conservés afin d’être présentés aux visiteurs. Peggy VINCENT, paléontologue chargée de recherche CNRS au Muséum national d’histoire naturelle de Paris, effectue un déplacement à Angers pour étudier ce spécimen unique.

L’histoire
En 2013, le Muséum des sciences naturelles d’Angers a été contacté pour expertiser des ossements fossilisés trouvés dans une cavité troglodytique de la région saumuroise. A la suite d’une première visite sur place, quelques ossements fossilisés tombés du plafond de la cavité ont été rapportés au laboratoire du Muséum.

Leur taille ainsi que leur bon état de conservation ont permis d’affirmer qu’il s’agissait d’un grand reptile marin. De tels restes de vertébrés sont rares dans la région pour ces niveaux géologiques (âge Turonien, 90 millions d’années). Ils étaient jusqu’à cette découverte inconnus dans le tuffeau d’Anjou-Touraine, ce qui les rend exceptionnels.

Grâce à l’autorisation et au soutien des propriétaires du site, l’extraction des fossiles a pu être menée à son terme fin 2016. Les os fossiles d’un grand animal ont ainsi été récoltés de même que de nombreux fossiles d’autres organismes marins (coquillages, ammonites, nautiles, etc.).

Une mâchoire d’un mètre
Les ossements étant encore prisonniers de leur gangue de tuffeau, ils ont été dégagés au moyen d’outils adaptés comme le micro-burin pneumatique. La mise à jour progressive des ossements a depuis lors confirmé qu’il s’agissait d’un reptile marin appartenant à la grande famille des plésiosaures. Ces animaux ont vécu durant l’ère mésozoïque (ou ère secondaire) entre -230 et -66 millions d’années, et particulièrement aux périodes jurassique et crétacée. Le spécimen angevin, dont la mâchoire en cours de dégagement mesure 1 mètre, avait probablement pour longueur totale 5 à 6 mètres.

Selon Peggy VINCENT, paléontologue chargée de recherche CNRS au Muséum national d’histoire naturelle de Paris (Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements) et spécialiste des reptiles marins de l’Ère secondaire, qui a fait spécialement le déplacement sur Angers, il s’agit d’une « importante découverte pour la communauté paléontologique qui travaille sur les reptiles marins fossiles. Ce spécimen est le plus complet que l’on connaisse pour ces niveaux géologiques en Europe, où ils sont extrêmement rares. »

De nouvelles études
Ces fossiles, une fois dégagés, feront l’objet d’une étude paléontologique complète qui visera non seulement à donner un nom à l’animal mais aussi à en faire une description anatomique la plus fine possible. D’autres études plus spécifiques pourront également être menées, par exemple sur l’histologie ou la physiologie de ces animaux.

La découverte enrichit les collections du Muséum
Ces fossiles intégreront les collections « Musée de France » du Muséum d’Angers et seront présentés au grand public dans la salle de paléontologie du Muséum.

La découverte sur TV10

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...sur TF1 :

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Drôles d'oiseaux

Grâce à l’étude de l’anatomie des dinosaures et à la découverte de dinosaures à plumes en Chine, un lien de parenté étroit entre les reptiles et les oiseaux a été mis en évidence. Ainsi, les oiseaux partagent plusieurs caractères avec les reptiles actuels ou disparus notamment des écailles ou des plumes. Ils sont même de très proches parents des crocodiles et font encore partie du groupe des théropodes avec leurs cousins éteints tyrannosaure et velociraptor ! Depuis leurs origines reptiliennes, les oiseaux ont développé une grande diversité de formes et de modes vies mais ont toujours des plumes et pondent toujours des œufs.

Le Muséum vous invite donc à (re)découvrir les oiseaux du 14 octobre 2016 au 3 septembre 2017.

Bilan des 24H de la biodiversité des 28 et 29 mai 2016

C’est au parc communautaire de Pignerolle (Saint-Barthélémy d’Anjou) que le Muséum d’Angers a invité le public à recueillir des données utiles à des programmes de recherches scientifiques. Accompagné par les experts des associations de naturalistes, les participants ont ainsi inventorié pas moins de 418 espèces dont 205 d’animaux.

A noter l’inventaire de 10 espèces de chauves-souris, dont la barbastelle d’Europe (cf photo), sur les 34 connues en France métropolitaine. Deux espèces de papillons en régression dans la région ont également été vues : la mélitée de lancéole et la petite tortue. Enfin, un papillon nocturne encore inconnu en Maine-et-Loire a été inventorié, il s’agit du Catoptria falsella (cf photo).