Les Journées européennes du patrimoine

Les journées européennes du patrimoine 2014

Sieste sonore aux parcs Saint-Nicolas

 

Les parcs Saint-Nicolas

 Trait d’union entre la ville et la campagne, les parcs Saint-Nicolas font partie d’un ensemble d’espaces « naturels » comprenant l’île Saint-Aubin, le parc de Balzac et le parc du lac de Maine.  

Les 112 ha qu’ils représentent résultent de l’assemblage de quatre parcs dont l’origine remonte au xie siècle : le parc de la Garenne, le parc des Carrières, le parc de la Haye et le parc de Belle-Beille.

 C’est le comte d’Anjou Foulques Nerra qui décide de creuser l’étang et d’élargir les rives du Brionneau.  En 1640, une partie des terres appelées « la garenne de l’étang Saint-Nicolas », une relique de l’antique forêt des Echats, est donnée à l’abbaye Saint-Nicolas. Au XII è siècle, installation des moines à l’Abbaye de la Haye aux Bonshommes à la queue de l’étang : les moines rachètent petit à petit les terrains autour de l’étang et tracent des chemins qu’ils bordent de lilas et d’arbres.

 La vallée du Brionneau est élargie : constitution de l’étang, apparition des premiers moulins sur digue, l’activité artisanale qui s’y développe est l’extraction de l’ardoise. Saint-Louis fait utiliser le schiste du Brionneau pour construire en partie le château d’Angers. Au XVI è siècle une intense activité est présente sur ces parcs : moulins à eau, rouisseurs de chanvre et de lin, céréales, blanchiment de toiles, laverie pour le linge, pêche…

En 1791, les terrains sont vendus comme biens nationaux par Louis-Marie Annibal de Farcy. Au XIX è installation d’horticulteurs à la recherche de sols riches en oxyde de fer pour bleuir les hortensias. En 1876, installation des stands de tir de l’armée, toujours présents et utilisés comme lieu d'exécution pendant la seconde guerre mondiale.

En 1932, la Ville demande le classement du parc. Il est inscrit à l’inventaire des sites dont la conservation présente un intérêt général. Devenu propriété municipale en 1936, le parc de la Garenne est aménagé par le paysagiste René-Édouard André qui souhaite conserver au site son caractère pittoresque et sauvage.

 

Aujourd’hui, les parcs Saint-Nicolas déploient une végétation très diversifiée sur 12 km de promenade : coteaux Nord et Sud, carrières de schiste ardoisier, lande sèche ou combes humides. Intégration dans la boucle verte angevine, recherche de connexion avec le parc de Balzac et les autres espaces de nature, nombreux aménagements pour assurer les continuités pédestres et écologiques. Un écosystème remarquable dont la biodiversité est à préserver : pas de pesticides, et actions écologiques telles que le débardage à cheval, ou la pose de nichoirs.

Les cinq parcs

 Parc de la Garenne : un parc dessiné, plus horticole datant de 1936.

 Parc des Carrières : ancien champ d’extraction, milieux particuliers de recolonisation de sols nus.

Parc de la Haye : parc boisé avec des essences méditerranéennes et des chênaies.

 Parc de belle-Beille : les coteaux nord composés de bois de châtaigniers, de sols riches en oxyde de fer pour bleuir les hortensias. En 1876, installation des stands de tir de l’armée, utilisés ensuite comme lieu d'exécution pendant la seconde guerre mondiale. 

Queue de l’étang : milieux humides, landes sèches, milieux rares et fragiles.

 L’étang : apprécié pour la pêche, faune aquatique représentative des rivières armoricaines.

Végétation

 Ce site est une mosaïque de milieux qui présente un intérêt scientifique. La diversité du relief, du sol et du climat permet l’existence de différents biotopes c'est-à-dire des milieux offrant des conditions de vie déterminées pour les animaux comme pour les végétaux. Chaque biotope se définit par des plantes caractéristiques, on trouve ainsi les écosystèmes aquatiques et rivulaires, les combes, la lande, le coteau nord (la chênaie, talus schisteux carrières), le coteau sud (châtaigneraie, mélange de feuillus).

 Ces cinq milieux alternent donc une végétation très diversifiée et en font un ensemble d'écosystèmes remarquable de richesse et de biodiversité.

 

 

Le quartier de Belle Beille

 

" Nul ne doute , que le problème du logement est parmi les plus angoissants  de ceux qui se posent à notre société. Le temps de la reconstruction est venu. "

 C’est par ces mots qu’Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction après-guerre et angevin de naissance, lance la construction du quartier de Belle-Beille,  à l’ouest de la ville, en 1953-1955. Son attention est attirée par le mouvement des squatters angevins lancé par Christine Brisset, fondatrice des Castors angevins. L’office municipal d’HLM se lance alors dans  la construction de 55 bâtiments le long de l’avenue Notre-Dame-du-Lac ainsi que de la tour Louis-Boisramé qui domine aujourd’hui le paysage du haut de ses 12 étages et de ses 42 mètres.

 

Par la suite, le quartier continue de faire l’objet d’opérations d’urbanisme de grande ampleur avec la construction de grands ensembles le long de l’avenue Notre-Dame-du-Lac, de l’avenue Patton et du boulevard Beaussier.

 

Dans les années 70 c’est le campus de Belle-Beille qui s’installe dans le quartier.  Il regroupe aujourd’hui plus de 15000 étudiants.

 

Le quartier a profité de nombreuses transformations ces dernières années et continue sa métamorphose.

Les Journées européennes du patrimoine

Les Journées du patrimoine ont été créées en France en 1984 par le ministère de la Culture. Il s'agit désormais d'une manifestation européenne annuelle. Près de cinquante pays ou régions d’Europe  participent à ces journées qui sont l’occasion d’entrevoir l’unité et la diversité du patrimoine culturel commun à l’Europe. Cet évènement permet la découverte de nombreux édifices et autres lieux souvent ouverts exceptionnellement au public, ou de musées dont l'accès est gratuit ou à prix réduit.

Chaque année la Ville d’Angers et la communauté d’agglomération Angers Loire Métropole proposent un programme de visites et d’animations gratuites (sauf exceptions).
A cette occasion, les guides conférenciers du service éducatif, Angers, Ville d’art et d’histoire proposent plusieurs parcours urbains et visites commentées.