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Belle-Beille


Belle-Beille, un jeune quinquagénaire
À l’ouest, Belle-Beille, construit entre 1953 et 1960, fut le premier quartier d’Angers à être constitué de grands ensembles. C’est l’une des premières zones d’urbanisation prioritaire (ZUP) en France. Belle-Beille absorbe alors la population du baby boom et accueille la main-d’œuvre des nouvelles industries. Aujourd’hui, 12000 personnes habitent ce vaste quartier, au cadre naturel exceptionnel, entre la rive droite de la Maine au sud, l’étang Saint-Nicolas au nord. Sa nouvelle image se dessine actuellement autour des secteurs Beaussier, Notre-Dame-du-Lac, Vélodrome, Élysée, Hamon, avenue du Général-Patton. Sur cette dernière les tours Hamon, qui ne répondaient plus aux attentes des habitants, ont été démolies pour mieux reconstruire.
À l’issue de ces grands travaux, 171 logements locatifs sociaux et 167 logements locatifs privés auront été construits, 800 autres auront été réhabilités. Des rues sont redessinées. De nouveaux paysages naissent. Le tissu économique est dynamisé par le classement du quartier en zone franche urbaine (ZFU), mesure facilitant l’implantation et le développement des entreprises et la création d’emplois. 55,25 millions d’euros seront investis dans ce projet de rénovation urbaine du quartier.
Le lifting du cœur du quartier Patton-Élysée
Construites dans les années 1960, en bordure de l’avenue du Général-Patton, les sept tours Hamon, édifices d’une vingtaine d’étages, ont disparu du paysage urbain.
Leur destruction (332 logements) a débuté en 2004 (les numéros 105 et 108) et s'est achevée en juillet 2008. A leur place s'élèvent trois programmes immobiliers qui mêlent habitat collectif, semi-collectif et logements individuels.
Le secteur Élysée fait figure d’îlot stratégique aux portes du centre ville. Le carrefour de l’avenue Patton et de la rue de Belle-Beille, rénové de fond en comble, invitera à franchir le seuil du quartier. L’Élysée ne fera plus son cinéma, l’ancienne salle de spectacle a définitivement tombé le rideau. Logements et commerces de rez-de-chaussée, ouverts sur une place redessinée, seront les nouveaux acteurs phares du lieu.
Boulevard Beaussier
De l’avenue Notre-Dame-du-Lac au rond-point du boulevard Lavoisier, piétons, cyclistes et bus retrouvent une place de choix. Les couloirs de bus seront élargis et doublés de pistes cyclables permettant aux vélos de circuler en toute sécurité. On réorganise le stationnement, le parking à la hauteur de la Maison des étudiants sera réaménagé.
L’ensemble immobilier Quémard-Blandin a vu la réhabilitation de 152 logements. Ses locataires disposeront d’appartements confortables et de qualité. Les locaux de rez-de-chaussée en profitent pour changer d’usage. Ils s’ouvrent aux services sociaux. Le centre communal d’action social (CCAS) et les services du Césame auront désormais pignon sur rue, un centre d’appel s’est également installé dans l’une des tours. De l’autre côté du boulevard, à Lakanal, les étudiants trouveront résidence à leur goût avec la création d’une cité universitaire de 300 logements. L’association d’entraide Filalinge a d’ores et déjà inauguré ses nouveaux locaux du 33 boulevard Beaussier. L’activité économique a vocation à s’ancrer au cœur du quartier, devenu zone franche urbaine en 2004. Des immeubles de bureaux s’implanteront sur différents terrains dont « le terrain jaune » et certains rez-de-chaussée.
Cohésion d’ensemble
Ailleurs dans le quartier, les opérations de rénovation urbaine se font par petites touches. Elles n’en sont pas moins essentielles pour affermir la cohésion d’ensemble du quartier. À Bergson, une salle de spectacle inter-quartiers va voir le jour. Dans le secteur Montesquieu, huit pavillons poussent à proximité du vélodrome.



