Diversité architecturale

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La localisation des types d'habitat rural et de leurs époques de construction met en évidence cinq zones bien distinctes de 18 à 28 édifices chacune : Deux d'entre elles correspondent aux sites bien identifiés d'habitat concentré, Lac-de-Maine au sud-ouest, et Plateau des Capucins au nord-ouest, élargi jusqu'aux abords des faubourgs Saint-Lazare/Sainte-Thérèse. Sur la rive orientale de la Maine, une troisième zone rassemble la crête de Frémur et les différentes sorties sud de la ville (Frémur/Orgemont). Les deux dernières fédèrent l'habitat également épars des sorties est (Trélazé/Justices) et nord-est (Chalouère/Monplaisir) de la commune.

D'une zone à l'autre, les édifices antérieurs à la Révolution sont largement prépondérants, atteignant jusqu'à 75%, voire 80% à Frémur/Orgemont et Lac-de-Maine. Mais la période chronologique considérée s'étend sur une longue durée, du XVe au XVIIIe siècle, ce qui relativise la faiblesse numérique du seul XIXe siècle : de tout temps, la campagne proche de la ville a ainsi fait l'objet d'un renouvellement permanent. La prépondérance de l'architecture de villégiature est une autre donnée forte : là encore, les deux zones sud de la commune se détachent nettement, à plus de 80%.

Néanmoins, l'habitat plus modeste de fermes et maisons rurales reste encore conséquente dans les trois secteurs nord et est de la ville, du plateau des Capucins au quartier Saint-Léonard/Justices, en passant par les vastes territoires de la Chalouère/Monplaisir/Banchais : une trentaine d'édifices y ont été recensés (environ 40% du corpus rural de ces zones).

Sur le plateau des Capucins, dernier terroir agricole, la proportion des fermes par rapport aux maisons rurales y est naturellement dominante. L'inverse se constate dans les deux autres quartiers cités, aujourd'hui totalement urbanisés, où les maisons rurales prédominent au regard des fermes pour plus des trois-quarts. Cet habitat appartient très majoritairement à l'Ancien Régime, voire totalement dans les parties sud de la ville.

Certaines fermes sont remarquables par leurs dispositions et leur ancienneté comme celles de la Gatelière, chemin des Chalets, et du Bas-Chêne, rue de la Barre, seuls exemples de fermes du XVIIe siècle à pavillon doté d'un étage pour accueillir le propriétaire de passage, au-dessus du logement du fermier. Datée de 1710, la ferme de l'Ancheneau, sur le chemin bas d'Epinard, retient l'attention par son porche surélevé à colonnes toscanes. Toujours sur le plateau des Capucins, la ferme des Bretonnières, sur le chemin éponyme, dont les dépendances sont du XVIIe siècle, frappe par son ampleur et la régularité du plan.

D'autres fermes, comme celles de la crête de Frémur, la Ruelle, Chaloché, le Puits Saint-Maurice, sises rue du Maréchal-Juin et chemin de Bois-Brault, valent surtout comme témoins de closeries modestes, d'une datation ancienne mais incertaine, qui relevaient autrefois de fiefs ecclésiastiques. Parmi les fermes du XIXe siècle, celle du chemin des Bretonnières, datée de 1887, est à signaler pour l'équilibre de sa composition en U.

Les maisons rurales, en rez-de-chaussée ou à un étage, alors édifiées à l'extérieur de la ville mais dépourvues de dépendances agricoles, constituent une catégorie plus hétérogène, dont l'apparence varie avec la situation et la datation. Dans les bourgs et hameaux (Gâte-Argent, Bourg-la-Croix, la Corraie), certaines remontent au XVIe siècle, rejointes souvent au XVIIIe par des maisons faubouriennes en bande, le long des grandes voies de sortie (avenues Pasteur, Victor-Chatenay, rue Saumuroise). D'autres logis au statut peu défini et d'époques diverses, rues Desmazières, Souche-de-Vigne, aux Fours-à-Chaux, voisinent avec de petites maisons résidentielles du XIXe siècle, rues de la Maître-Ecole ou de la Croix-Blanche.

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