Des paysages contrastés

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La richesse des espaces et des ambiances de la ville peut se traduire en 29 unités paysagères, elles-mêmes synthétisables en quelques grandes familles, selon l’étude menée en 2000 par l’agence des paysagistes Bertrand Folléa et Claire Gautier.
Celle-ci met en valeur les particularités historiques d’Angers et la différence de qualification entre les deux rives de la Maine, l’une très «urbaine», et l’autre à caractère plus faubourien et rural.

Les paysages urbains sont surtout localisés sur la rive est. Ils correspondent aux quartiers bourgeois construits au XIXe siècle en prolongement sud-est du centre-ville (secteurs Gare, Saint-Joseph/Mirabeau, Lafayette). Ils comprennent également le quartier Pasteur-Desjardins, plus hétérogène, au-delà du faubourg Saint-Michel au nord-est de la ville.

Par comparaison, les zones urbaines sur la rive ouest se résument à la partie sud de la Doutre intra-muros largement rénovée dans les années 1970 et aux vieux faubourgs Saint-Jacques et Saint-Lazare, dont l’urbanisation linéaire s’est étoffée au rythme de l’initiative individuelle ou par quelques lotissements pavillonnaires.

Les paysages «verts» se rassemblent essentiellement sur la rive ouest, conséquence d’un certain désintérêt pour cette partie d’Angers jusque dans les années 1960. Là se situent les espaces naturels humides ou de détente (île Saint-Aubin, étang Saint-Nicolas, Lac de Maine), les paysages d’ouverture sur la campagne (derniers terrains ruraux sur le plateau des Capucins) et les paysages de campagne en ville : sur le coteau nord, des parcs boisés issus de communautés religieuses et hospitalières forment une continuité paysagère avec l’ancien village des pêcheurs de Reculée. Bien que fragilisé par la présence du Centre hospitalier universitaire, ce vaste secteur apporte encore, en prolongement de la Doutre nord intra-muros (quartier médiéval très touristique) le charme d’une petite campagne en ville.

Une suite de séquences plus ou moins champêtres, à tonalités variées, se poursuit ainsi de l’île Saint-Aubin au Lac de Maine en pénétrant le noyau historique (place La Rochefoucault face au vénérable hôpital Saint-Jean et cale de la Savate). Côté rive est, ces espaces sont résiduels au nord (coteau de la Chalouère) comme au sud (crête de Frémur).

Les paysages résidentiels de l’après-guerre, issus des ZUP et des ZAC, ceinturent la ville, sur plus de la moitié du territoire communal. Ils laissent peu de place aux paysages industriels, localisés dans l’ancienne zone inondable Saint-Serge ou aux portes de la commune, notamment à l’est vers Saint-Barthélemy.

Entre la ville ancienne et les grands quartiers d’habitation de l’après-guerre, les jonctions furent parfois négligées, d’où l’existence de paysages puzzles, espaces peu caractérisés résultant d’un urbanisme mal contrôlé (secteurs Eblé/Morellerie au sud, Meignanne à l’ouest).

 

 

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