La belle Victoire des Pony Pony Run Run

Pony Pony Run Run a reçu le 6 mars la Victoire de la musique dans la catégorie révélation du public. Entretien avec le bassiste Amaël Réchin Lê Ky-Huong, l'un des deux Angevins du trio.

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Publié le 15.03.2010
Le trio Pony Pony Run Run : à gauche à et droite, les frères angevins Gaëtan et Amaël Réchin Lê Ky-Huong, respectivement chanteur/guitariste et bassiste ; au centre, Antonin Pierre (clavier). (Photos: France2)

Dans quel état d'esprit étiez-vous en arrivant à la soirée des Victoires ?

Etre nominés était déjà pour nous une jolie récompense. Nous n'espérions pas grand-chose de cette soirée à part prendre du plaisir à jouer "Hey you". Il y avait face à nous La Fouine, Cœur de Pirate et Grégoire… des poids lourds dans leur domaine. En plus nous chantons en anglais, ce qui a priori est un désavantage. On était là en outsider.

Alors, ça fait quoi de recevoir une Victoire ?

De notre catégorie, nous sommes les derniers à passer sur scène. Nous sommes donc à peine revenus à nos places quand Poivre d'Arvor ouvre l'enveloppe. Et là, le choc. Pendant quelques instants, on y croit à peine. Un moment de folie ! Et puis, on saute de joie comme des gosses. Une décharge insensée ! Ensuite, on est emporté par le mouvement, on plane, c'est que du bonheur.

Et depuis ?

En fait, on n'a pas encore eu le temps de savourer, ni même de prendre le recul nécessaire pour réaliser. On plane encore. Evidemment, on reçoit de nouvelles sollicitations, mais notre vie au quotidien est la même qu'avant : on fait des concerts. Avant la Victoire, on était en tournée et, depuis… on l'est toujours. Hier, on était à Strasbourg, aujourd'hui à Dijon, demain à Reims. On sait juste qu'il faut garder les pieds sur terre, notre carrière n'en est qu'à ses débuts.

Un petit mot pour Angers…

Pour Gaëtan et moi, c'est notre ville. Notre culture rock, on la doit beaucoup à Stéphane Martin (aujourd'hui programmateur du Chabada), qui nous a initiés quand on était ados dans la boutique de disques qu'il tenait alors, Black et Noir. Et puis, on a beaucoup traîné au Chabada, qui nous a ensuite toujours soutenus. Une partie de cette victoire leur revient, évidemment.