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Biopole a ouvert ses portes pour Made in Angers

24.02.2012
Les ambassadeurs du tri ont accueilli les groupes de visiteurs de Made in Angers. (Photo Thierry Bonnet/Angers Loire Métropole).

Du 6 au 24 février, les visites d’entreprises proposées dans le cadre de Made in Angers ont fait le plein. Pour la première fois, Biopole, le centre de valorisation des déchets ménagers a ouvert ses portes aux visiteurs.

Situé à Saint-Barthélemy-d’Anjou, le centre de valorisation des déchets d’Angers Loire Métropole reçoit chaque jour 200 tonnes d’ordures ménagères collectées sur le territoire. Cet équipement innovant a été doté d’un circuit de visite pédagogique ouvert toute l'année au grand public comme aux scolaires.

Les visiteurs de Made in Angers ont été les premiers à le découvrir, par groupes d’une quinzaine de personnes, sous la houlette des ambassadeurs du tri d’Angers Loire Métropole. En commençant par la projection d’une vidéo  expliquant comment Biopole transforme les poubelles en compost et biogaz en prenant exemple sur … une vache et son estomac.

Cette explication simple et non simpliste, accessible aux plus jeunes,  s’achève sur le message essentiel pour le bon fonctionnement de Biopole : "Cette prouesse ne repose que sur chacun d’entre nous, en continuant à bien trier les déchets à la maison."

Préparation à la digestion

Ceci rappelé, première étape: la fosse aux déchets, d’une capacité de 3000m3. Derrière la baie vitrée, les visiteurs découvrent le grappin, manipulé par un pontier, qui alimente les tubes de préfermentation.

Ces tubes de 48 mètres de long pour 4,25 mètres de diamètre contiennent 400m3 de déchets  humidifiés et malaxés pendant trois jours. Ce processus permet à la matière organique de commencer à se décomposer pour séparer plus facilement des gros déchets plastiques et métalliques qui ne devraient pas s’y trouver.

"C’est la première étape de la séparation pour la préparation à la digestion", résume un ambassadeur du tri. Des tapis à rebond permettent ensuite d’affiner cette étape, en séparant les déchets en fonction de leur taille, de leur nature et de leur densité. Plutôt qu’un grand discours, l’explication passe ici par la manipulation de maquettes, façon "C’est pas sorcier", l’émission de France 3.

L'air traité

A l’étape de la digestion, les bactéries entrent en action. Mélangés à de l’eau et à des déchets verts, "les déchets fermentescibles sont digérés comme des aliments comme dans l’estomac d’une vache". Une température de 55°c et l’absence d’oxygène offrent les conditions idéales pour le développement de ces bactéries qui se nourrissent de la matière organique et la transforment en énergie, le biogaz et en futur compost, le digestat.

Ce digestat deviendra du compost une fois achevée l’étape de fermentation. La maturation se fait dans un bâtiment hermétique auquel les visiteurs ne peuvent accéder en raison de l’odeur.

Le confinement est d’ailleurs de mise sur le site. Les installations sont toutes hermétiques et l’air traité dans une unité de désodorisation. Tours de lavage, biofiltres et filtres à charbon permettent de renvoyer dans l’atmosphère un air nettoyé.

Attention aux achats

Reste enfin la production de la chaleur et de l’électricité à partir du biogaz, récupéré lors de la digestion des déchets. Ce gaz alimente des moteurs qui produisent de l’électricité, revendue à EdF. La chaleur produite par les moteurs et leur gaz d’échappement est récupérée pour chauffer un circuit d’eau. Cette eau chaude est utilisée comme chauffage sur le site.

Et c’est par un tour à la déchéthèque que s’achève la visite. L’occasion d’évoquer la complexité des déchets, "souvent composés de différentes matières" et de rappeler l’importance des déchéteries, du réemploi… "La vraie solution, c’est de faire attention à nos achats, rappelle l’ambassadeur du tri. Regardez le prix au kilo, l’emballage, voyez si vous pouvez emprunter ou louer le matériel dont vous n’avez pas besoin régulièrement… "

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