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Rénovation urbaine du Grand-Pigeon, fin d’un chapitre

01.06.2012
Les élus ont inauguré la résidence Desbois jeudi matin, la troisième érigée par Angers Loire Habitat après celles du Gouz et du Daguenet. Photo, Thierry Bonnet/Ville d'Angers.

Jeudi 31 mai, l’inauguration de la résidence Desbois d’Angers Loire Habitat a marqué d’un point final la rénovation urbaine du quartier Grand-Pigeon à Angers. Chacun s’accorde à le dfire : ici, tout a changé depuis 2007.

Si les locataires y vivent déjà depuis fin 2011, c’est jeudi 31 mai, que la résidence Desbois –située rue Emilie Haffner- a été inaugurée, clôturant ainsi quasiment le long chapitre de la rénovation urbaine amorcée en 2007 dans ce quartier du Grand-Pigeon à Angers. Cette résidence de 43 logements est la troisième réalisée par Angers Loire Habitat sur le quartier après celles du Gouz et du Daguenet. A elles trois, ces bâtisses regroupent 224 appartements neufs.

A Angers, la vaste opération de rénovation urbaine ne laisse personne indifférent. D’ailleurs, 40% de la population a été –ou est encore- directement concernés. Car en marge de la qualité de vie qu’elle peut apporter aux locataires et habitants des bâtiments réhabilités ou construits, la rénovation urbaine impacte bien plus encore la vie de tous, au quotidien : grâce à plus de mixité sociale et au retour d’une activité commerciale au cœur des quartiers, grâce aussi à la construction d’équipements sportifs et culturels exemplaires.

Dix  "barres" démolies

Au Grand-Pigeon, on se souvient encore de la métamorphose inattendue de la Tour Chaptal, le "phare " du quartier. Tout autour, ce sont 338 logements qui auront été détruits (rue Robert-Déan et Clément-Pasquereau notamment) depuis 2007. Dix "barres" ont disparu du paysage, dont la barre "Million" et celle que l’on nommait "Lopofa". En change de quoi, le programme de rénovation urbaine a permis la construction de 431 logements locatifs dont 274 locatifs sociaux, et 157 logements privés.

Au total, 1073 appartements ont fait l’objet de travaux pour arborer de nouvelles façades, balcons et loggias, refaits à neuf. A l’intérieur, l’isolation thermique et phonique a été améliorée ; les équipements sanitaires, modernisés et les installations électriques, remises aux normes. Les halls d’entrée et les cages d’escalier sont sans commune mesure avec la situation antérieure, les ensembles sont aujourd’hui accueillants, davantage sécurisés.

Annie-Fratellini, foot et plaine de jeux

Côté grands équipements, là encore, que du beau, du neuf et de l’utile. Sur l’espace laissé libre par les grands ensembles,face au centre Marcelle-Menet, se dresse la cité éducative Annie-Fratellini : sa médiathèque et son école, deux outils majeurs. Sur le plateau Montaigne, c’est aussi la création d’une plaine de jeux; du côté du Daguenet, un terrain de foot synthétique ouvert à tous… Au cœur du quartier enfin, le centre commercial et la place Camille-Claudel qui, depuis leur "ouverture" l’an dernier, ont permis de recréer du lien social, à l'heure du marché hebdomadaire notamment (les vendredis matins)… La rénovation urbaine, c’est aussi de nouvelles voiries, des mails arborés, le jardin du Saule, des cheminements piétons plus sécurisés…

Avec son enveloppe globale de 467 millions d’euros investis sur cinq quartiers pour une durée de neuf année, l’opération de renouvellement urbain d’Angers figure, aujourd’hui encore, parmi les plus vastes de France.