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"Le futur centre de congrès sera l'oriflamme du territoire"

13.10.2011

Mardi soir 11 octobre, le maire d'Angers et président d'Angers Loire Métropole donnait rendez-vous au monde économique pour afficher son déterminisme de construire un nouveau centre de congrès. Objectif: ouverture en 2016.

En prélude au conseil municipal du 4 novembre au cours duquel le projet du futur centre de congrès sera porté à délibération, le maire d’Angers recevait, mardi soir, les représentants du monde économique, dans la nouvelle salle Claude-Chabrol.

L’occasion pour le premier magistrat et président d’Angers Loire Métropole d’afficher haut et clair son déterminisme en faveur de ce nouvel équipement, implanté sur les berges de Maine, à deux pas du Quai.

"Nous avons l’idée de faire vite. Demain, on peut commencer le dialogue compétitif avec les architectes, acousticiens, promoteurs hôteliers... Je veux que le choix soit fait fin 2012 pour une ouverture en 2016", a lancé Jean-Claude Antonini.

Pour les congrès, la musique et le cinéma.

"Nous devons sortir Angers du schéma de belle endormie, aller plus loin et partager la même ambition pour Angers et son territoire, c’est tout le sens que nous mettons d’ailleurs dans notre marque, Angers Loire Valley la vie en grand."

L’ambition du maire passe aussi par le choix du lieu: "Il ne doit rien au hasard, le futur centre des congrès fera face au château du roi René. Ce sera le XXIè siècle face au XIIe, comme une oriflamme qui portera loin l’ambition et l’attractivité de notre ville."

Retombées économiques

Avouant un temps d’hésitation sur la nécessité de construire un nouveau centre, Jean-Claude Antonini d'interroger son auditoire nombreux: "Quelle ville, quel territoire et quelle économie locale peut se payer le luxe de se passer des 8 millions d’euros de retombées économiques qu’engendrent directement les congrès organisés à Angers? Je ne veux pas être celui là. Demain, avec notre nouvel équipement, ces retombées pourront atteindre 15 ou 20 millions d’euros. Les 45 millions d’euros qui seront investis dans ce chantier haut de gamme, et d’ailleurs en partie constitués d’investissements privés, généreront de l’activité et de l’emploi en plus. De cela non plus, je ne veux pas me passer", a conclu le maire.

Quant au centre de congrès actuel du boulevard Carnot, il fêtera bientôt ses trente ans. Un bel âge pour "un outil très performant et attractif en son  temps, et qui continuera de bien remplir sa mission jusqu’en 2016 (…). Mais pour le remettre aux normes, 25 millions d’euros seraient nécessaires avec, à terme, la certitude qu’Angers ne disposerait toujours pas d’un outil qui répond aux exigences des congressistes d’aujourd’hui, a également précisé Jean-Claude Antonini. Pis encore: pendant les deux ans de travaux, le centre de congrès serait fermé, il disparaîtrait de la carte des villes de congrès, où il occupe aujourd’hui une belle place…"

Le monde culturel nourrit également de grandes ambitions en rêvant à ce futur centre, "celui d’amplifier la notoriété de l’ ONPL et d’attirer d’autres orchestres de belle envergure à Angers", a conclu son charismatique chef d’orchestre, John Axelrod, invité à témoigner aux côtés d'un autre ambassadeur d'Angers de marque, Claude-Eric Poiroux, fondateur et directeur du festival Premiers Plans.

Le projet? Un centre de congrès dédié à l’activité des congrès bien sûr, mais aussi à la musique et au cinéma en appui à la notoriété grandissante de l’Orchestre national des pays de la Loire et du festival Premiers Plans.

Mais bien au-delà des chiffres et du cahier des charges de cette future "cité des congrès"le maire a davantage insisté sur l’esprit qui l’anime dans son choix, et que partage le président de la Chambre de commerce et d’industrie, Eric Groud.