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Le crapauduc a sauvé 621 crapauds

06.04.2011
Le crapauduc avait été installé le 9 janvier dernier, le long de l'avenue du Lac-de-Maine. (Photo: Thierry Bonnet/Ville d'Angers)

Installé depuis le mois de janvier, le crapauduc du Lac-de-Maine a permis de sauver 621 batraciens en migration en cette période de reproduction. Opération réussie grâce à la mobilisation d’une centaine de bénévoles.

8000 véhicules circulent chaque jour avenue du Lac-de-Maine: un véritable piège pour les batraciens qui quittent les jardins de la plaine du Vallon pour aller pondre au bord de l’étang du centre nautique, à la fin de l’hiver. Pour limiter leur mortalité et mieux les étudier, la Maison de l’environnement de la Ville d’Angers, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et de nombreux bénévoles y ont installé un crapauduc début janvier.

Le dispositif, temporaire et peu coûteux, est simple: un filet tendu de chaque côté de la route et des seaux enterrés dans lesquels tombent les individus. "Depuis le 9 janvier, des bénévoles se sont relayés chaque matin pour transporter les batraciens de l’autre côté de la route, explique Sylvain Chollet de la Maison de l’environnement. Des étudiants, des retraités, actifs, lycéensdu quartier mais aussi d’autres quartiers d’Angers, soit une centaine de bénévoles en tout."

En trois mois, plus de 600 animaux ont été ainsi interceptés, et sauvés, essentiellement des crapauds communs. Dans le même temps, 392 autres individus étaient écrasés à proximité du crapauduc. "Nous sommes très surpris par la quantité récupérée, souligne Olivier Loir de la LPO. Cette opération nous permet d’en apprendre davantage sur les crapauds, même si beaucoup de questions n’ont pas encore de réponse."

En particulier sur le retour: seules 191 captures ont été comptabilisées dans l’autre sens, "essentiellement des femelles, alors que les mâles ont été les premiers à traverser, et en plus grand nombre".

En 2012, le dispositif sera reconduit et élargi

"Cette opération prouve que même en zone urbaine existe une vie sauvage dont on sait peu de choses, ajoute Gilles Mahé, adjoint à l’environnement. Nous avons besoin d’élargir nos connaissances pour faire en sorte que la présence animale en ville reste possible."

Ces questions trouveront peut-être une réponse l’an prochain: le dispositif sera réinstallé en 2012, mais sur une plus grande longueur de part et d'autre de la chaussée, pour sauver davantage de bêtes.

En attendant le crapauduc sera démonté le 17 avril. Les bénévoles disponibles ce jour peuvent se faire connaître auprès de la Maison de l’environnement, au 0241223231.