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SCO d’Angers: la Ville se porte partie civile

10.02.2011

La Ville d'Angers se porte partie civile suite aux éléments rendus publics concernant des irrégularités supposées dans la gestion du SCO. Et souhaite savoir si la subvention versée au club a été détournée de son usage.

Suite à la garde à vue du président de la SASP SCO et aux éléments rendus publics par le parquet par voie de presse, la Ville d’Angers, à la demande du maire Jean-Claude Antonini, a décidé de se constituer partie civile, et ce dès le vendredi 11 février.

En effet, la Ville est un partenaire financier du club auquel elle verse 610500 euros de subvention annuellement. "Il s’agit d’argent public, déclare Michel Houdbine, adjoint au maire en charge des sports. Nous souhaitons obtenir des explications et éventuellement réparation, si la subvention de la Ville avait été détournée de son usage. Nous nous constituons donc partie civile dans l’intérêt de la collectivité et des contribuables angevins. Nous souhaitons également avoir accès aux éléments de l’enquête car nous avons désormais le sentiment que les éléments de bilan financier qui nous ont été présentés par le club dans le passé n’étaient pas sincères."

Par ailleurs, la municipalité d’Angers appelle désormais Willy Bernard, dans l’intérêt du SCO, à se mettre en retrait de toute fonction dans le club et de toute intervention dans sa gestion, le temps que la lumière soit faite sur les faits qui ont été rapportés.

Pour Michel Houdbine, "c’est la pire chose qui pouvait arriver au SCO alors qu’il brille sportivement en Coupe de France. Le SCO est le club de tous les Angevins: il serait injuste que sa réputation soit ternie, ce serait un vrai gâchis pour le foot à Angers et en France".

L’adjoint aux sports est en relation régulière avec les autorités de la Ligue Nationale de Football Professionnel afin d’assurer la fin de la saison du club mais, également, pour que la LNFP se penche avec le plus grand sérieux sur le devenir du SCO, et notamment de sa direction. En effet le SCO est une SASP, société privée détenue par des actionnaires privés. La collectivité n’y intervient pas.

"Nous espérons désormais une issue rapide, conclut Michel Houdbine. Nous sommes attachés au SCO mais si des dérives avérées ont eu lieu, elles doivent être sanctionnées."