Le centre commercial du Daguenet signe le renouvellement du quartier

L’ouverture du centre commercial du Daguenet était très attendue des habitants du quartier Banchais-Grand Pigeon. C’est chose faite. Signe que le renouvellement urbain touche à sa fin.

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Publié le 06.04.2011
Le centre commercial a été aménagé en rez-de-chaussée d'une nouvelle résidence de 66 logements.
(Photo: Coralie Pilard)

Au coeur du quartier Banchais/Grand-Pigeon, la place Camille-Claudel accueille le nouveau centre commercial du Daguenet, aménagé en rez-de-chaussée d'une nouvelle résidence dans le cadre de l'opération de renouvellement urbain.

Lancée en 2004, l'opération touche à sa fin sur le quartier, rénové en profondeur, embelli et ouvert sur le reste de la ville.

"On s'y sent bien"

"Certaines personnes se disent flattées de bénéficier d’un tel équipement", témoigne David Brichard, propriétaire du supermarché. Héritiers de l’entreprise familiale autrefois implantée à la gare, lui et son épouse, Isabelle, n’avaient jamais exercé au Grand-Pigeon. "On s’y sent bien, les gens y sont agréables, on les sent contents."  Pour mener sa petite entreprise, David Brichard n’a pas hésité à créer quatre emplois, et envisage de recruter trois personnes supplémentaires à moyen terme. "Les places de parking de la place Camille-Claudel –qui méritent encore quelques réglages quant à leur utilisation– permettent tout de même de capter des clients qui auparavant traversaient le quartier sans jamais s’y arrêter."

Même constat chez Angers Habitat, le principal bailleur engagé dans l’opération de renouvellement urbain de ce secteur Est d'Angers. "La place Camille-Claudel et son centre commercial donnent de la visibilité à ce quartier qui souffrait de n’en avoir aucune. Le marché du vendredi matin y contribue aussi beaucoup."

66 logements au-dessus du centre commercial

En mai, le bailleur inaugurera les 66 logements situés au dessus des rez-de-chaussée commerciaux. "Tous sont occupés ou presque. Il nous reste encore à construire la résidence Desbois, mais ce sera plutôt pour 2012."

Dans le salon de coiffure aussi, les sourires s’affichent. Celui d’Isabelle Bazille, jusqu’alors installée rue des Banchais; et celui de sa jeune associée Sophie Ferellec. "On revit psychologiquement et financièrement. Les travaux sont derrière nous. Un quartier tout nouveau, tout beau nous tend les bras. Nous prenons souvent un  café à la pause du midi au bar voisin Le Claudel. On peut aussi y manger un sandwich ou de la petite brasserie. C’est convivial, cela crée du lien social entre les commerçants, entre les habitants quel que soit leur âge, cela contribue à l’ambiance générale."

Autre effet du renouvellement urbain et de la création du centre commercial: Sophie et Isabelle accueillent dans leur salon une esthéticienne qui vient de lancer son activité professionnelle en auto-entreprise.