Assainissement: une station ultra-performante à la Baumette

Elle traite les eaux usées de l’agglomération avant leur rejet en Maine. La nouvelle station de la Baumette, inaugurée le 15 avril, a nécessité 4 ans de travaux et 66,5 millions d’euros.

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Publié le 18.04.2011
Le confinement des installations et ces trois tours de traitement de l'air vicié permettent de réduire considérablement les nuisances pour les riverains. (Photo: Albert/Angers Loire Métropole)

"Le centre Biopole de valorisation des déchets, la première ligne de tramway et cette nouvelle station de dépollution de la Baumette. Ces trois équipements, inaugurés en 2011, montrent l’importance des investissements entrepris depuis dix ans par Angers Loire Métropole pour doter le territoire d’équipements structurants", a souligné le président de l’Agglomération, Jean-Claude Antonini, à l’occasion de l’inauguration de la station de dépollution.

L’enjeu de cet équipement est double: "Préserver l’environnement tout en maîtrisant le prix de l’eau pour les usagers de l’agglomération." Pour cela, un chantier de quatre ans et de 66,5 millions d’euros a été mené. La station est capable de traiter les eaux usées d’une population de 285000 personnes.

Un traitement de l’eau renforcé

Quatre traitements successifs sont ainsi appliqués aux eaux usées avant leur rejet dans la Maine puis la Loire.
- Le prétraitement, pour éliminer les déchets grossiers, le sable et les graisses.
- Le traitement primaire pour ôter une partie du carbone, les matières en suspension et évacuer les boues.
- La bio-filtration pour bloquer les bactéries.
- Enfin, le traitement tertiaire pour affiner l’épuration de l’eau en éliminant davantage de phosphore. Un procédé qui permet d’anticiper sur les futures normes européennes en divisant les concentrations en phosphore par trois et les concentrations en azote par quatre.

Une claque aux mauvaises odeurs

Toutes les précautions ont également été prises afin de limiter les nuisances aux riverains. Trois tours de traitement permettent de réduire considérablement les odeurs.

Belle réussite architecturale, le bâtiment dessiné par les architectes Le Priol et de Coquereaumont, s’inscrit par ailleurs dans une démarche de Haute Qualité environnementale. Ainsi, l’énergie thermique utilisée est produite sur place grâce au biogaz de la digestion des boues et à 200 m2 de panneaux solaires; elle équivaut à la consommation électrique annuelle de 5000 foyers.

De même, l’eau utilisée dans le traitement est recyclée tandis que les eaux de pluie sont récupérées, permettant là encore d’économiser l’équivalent de la consommation annuelle de 400 ménages.

Enfin, l’amélioration du séchage des boues permet d’en réduire considérablement le volume et d’économiser chaque année quelque 58000 km dans leur transport par camions. Traitées et transformées en granulés, ces boues sont en effet réutilisées dans l’agriculture.

Un investissement pour l’avenir

Le financement de la nouvelle station est pris en charge par Angers Loire Métropole pour 40 millions d’euros et bénéficie de subventions de l’Agence de l’eau Loire Bretagne pour 21,35 millions, de 2 millions du Conseil régional, d’1,82 million du Conseil général et d’1 million du Feder.

Plus d’infos sur le service Eau et Assainissement d'Angers Loire Métropole.