Belle-Beille: habitat et solidarité au cœur de la réunion publique

Frédéric Béatse a clôturé ses premiers Rendez-vous de quartier par une réunion publique à Belle-Beille, salle Claude-Chabrol, mercredi 21 mars. L'occasion d'échanges riches et constructifs.

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Publié le 22.03.2012
Les échanges ont dressé le portrait d'un quartier riche de ses diversités, grâce à l'implication et la solidarité de ses nombreux acteurs. (Photo: Patrice Campion/Ville d'Angers)

Entre les acteurs du quartier Belle-Beille, le maire, Frédéric Béatse et son adjointe de quartier, Martine Levaux, les échanges ont été riches, mercredi soir 21 mars, salle Claude-Chabrol. La réunion publique qui s’y tenait était non seulement la première du nouveau maire d’Angers, mais aussi la première du genre à clôturer les Rendez-vous de quartier. Sa particularité tenant au fait qu’elle privilégiait, sur scène comme à l’écran, les talents du quartier. Qu’ils soient chefs d’entreprise, auto-entrepreneurs, représentants d’associations, vice-président d’Université, représentant du pôle recherche et végétal, bénévoles et animateurs du centre Jacques-Tati, responsable d’associations sportives... chacun a pu expliquer son rôle et l’enjeu de son action au sein d’un quartier aussi mixte.

Au coeur de la discussion également, l’habitat et le cadre de vie, qu’un schéma d’aménagement, travaillé par la Ville en lien avec des habitants, va permettre de reprendre en main, dès la fin de cette année, dans le "vieux Belle-Beille" et plus particulièrement entre les secteurs Notre-Dame du Lac et Beaussier. Entre autres aspects liés et dépendants des budgets alloués par l’Agence nationale dédiée la rénovation urbaine, l’adjoint à l’urbanisme, Jean-Luc Rotureau, a confirmé "la construction prochaine de 110 logements neufs, et la réhabilitation de 54 autres." 

30% de jeunes, 500 entreprises, 13000 étudiants

Le Belle-Beille d'aujourd’hui n’est plus celui d’hier: les jeunes y représentent un bon tiers des habitants, les entreprises à y exercer sont au nombre de cinq cents à ce jour, dont certaines installées en pied d’immeubles; y vivent aussi plus ou moins régulièrement près de 13000 étudiants, dont 10000 issus des seuls rangs du campus universitaire; sans oublier les commerces, présents en bon nombre, les services publics (bibliothèque, salles de sports, antenne de la Mission locale…), le centre Jacques-Tati (qui fête ses 40 ans cette année), et la noria d’associations qui, chacune dans son domaine, intervient en soutien auprès des plus déshérités, des étudiants sur l’aide alimentaire notamment, des personnes handicapées, des enfants, des jeunes, etc.

Ce patchwork de vies, chacun s’entendait hier soir à dire qu’il fonctionne bien, au profit d’une mixité salutaire et d’une solidarité prouvée. Lancer des passerelles entre les différents publics du quartier, c’est l’une des discussions qui a permis, à l'occasion de cette réunion, de délier les langues et les échanges entre les élus et les habitants-acteurs du quartier. Les adjointes à la jeunesse et aux affaires sociales, respectivement Sylvia Carama Tombini et Rose-Marie Veron, sont tour à tour intervenues pour rappeler quelques-unes de leurs actions en soutien, par exemple, aux jeunes qui décrochent des parcours scolaires, ou encore des budgets débloqués au profit de l’aide à l’alimentation des étudiants pauvres. Ce face-à-face avec les élus a notamment permis aux responsables du centre Tati de demander s’il n’y aurait pas "un moyen de lancer des passerelles entre les jeunes et l’université, sous forme d’aide aux devoirs par exemple".

En tout état de cause, cette première rencontre de Frédéric Béatse, en sa qualité de maire, a permis à tous de mieux se connaître, de mesurer le travail accompli, et celui, à bâtir encore, les uns avec les autres.