La Cité de l'objet connecté ouvre ses portes à Angers

En pleine révolution numérique, la Cité de l'objet connecté doit permettre de stimuler l'innovation et la création en s'appuyant sur le dynamisme de la filière électronique locale.

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Publié le 08.06.2015
La Cité de l'objet connecté dispose de tous les équipements nécessaires à la réalisation de prototypes. (Photo: Thierry Bonnet/Ville d'Angers)

Electronique, plasturgie, usinage, fonderie: on pourra tout faire à la Cité de l'objet connecté, dès lors qu'il s'agit de concrétiser une idée innovante. Passer, en un temps record, du projet à sa réalisation sous forme de prototype, voire jusqu'à sa production en petite ou moyenne série, c'est l'objectif de cette usine d'un nouveau genre, qui sera inaugurée le 12 juin près du parc des expositions.

L'une des "9 solutions industrielles françaises"

Imaginée par Eric Carreel, entrepreneur emblématique de la "french tech" en matière d'objets connectés, la Cité de l'objet connecté fédère 17 actionnaires privés, au premier rang desquels Eolane, groupe angevin d'électronique professionnelle qui compte 3500 collaborateurs dans le monde. Elle est soutenue par l'Etat et les collectivités locales, dont Angers Loire Métropole qui est propriétaire des locaux et a participé à leur aménagement.

Autre marque de l'intérêt des pouvoirs publics: la reconnaissance par l'Etat du projet comme l'une des "9 solutions industrielles françaises" imaginées pour réindustrialiser la France. Il faut dire que le marché des objets connectés présente des perspectives considérables: de 4 milliards en 2010, on estime que le nombre d'objets connectés en circulation à travers le monde pourrait atteindre 80 milliards en 2020.

Effet d'entraînement

Miser sur l'innovation pour créer de l'emploi, c'est bien sûr l'objectif de la Cité de l'objet connecté. Mais plus que leur seule conception, le but est aussi qu'une partie des objets sortis de la Cité soit produite localement. Et pour cela le territoire angevin ne manque pas d'atouts, du fait de la diversité de sa filière électronique qui totalise pas moins de 900 entreprises, pour près de 7000 emplois.

Enfin, au-delà des entreprises techniques, c'est tout un tissu économique lié à la création et à l'accompagnement d'entreprise (dans les domaines marketing, juridique, financier, commercial...) qui pourrait bénéficier de l'effet d'entraînement de la Cité.