Les solidarités à l'honneur

Plus d’un millier d’Angevins ont participé à la 2e Rentrée des solidarités du CCAS, le mardi 4 octobre au centre de congrès. Au programme: conférence, tables rondes, ateliers participatifs et remise des prix de l’innovation sociale.

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Publié le 06.10.2016
Ville d'Angers)
Le pianiste-nomade Marc Vella, grand témoin de la journée. (Photo: Thierry Bonnet, Ville d'Angers)
Françoise Le Goff, adjointe aux Solidarités actives. (Photo: Thierry Bonnet, Ville d'Angers)
Atelier culinaire avec le chef étoilé Gérard Bossé. (Photo: Thierry Bonnet, Ville d'Angers)
Témoignages lors de l'émission en direct de Radio Campus. (Photo: Thierry Bonnet, Ville d'Angers)
Réalisation d'une sculpture collective avec le plasticien Yanek Chomicki. (Photo: Thierry Bonnet, Ville d'Angers)
L'atelier sur le goût de l'intuition. (Photo: Thierry Bonnet, Ville d'Angers)
Spectacle "Les maux mènent la danse" de la chorégraphe Marie-France Roy. (Photo: Thierry Bonnet, Ville d'Angers)
Remise des prix de l'innovation sociale. (Photo: Thierry Bonnet, Ville d'Angers)

Pas toujours facile d’aller vers les autres. Timidité, peur de la différence, jugement, sont parfois des freins qui s’imposent au moment de franchir le pas de la rencontre. C’est pour réfléchir autrement sur le rapport à autrui que le centre communal d’action sociale (CCAS) a organisé le mardi 4 octobre la deuxième édition de la Rentrée des solidarités sur le thème des "Aventuriers du vivre ensemble". Et qui mieux que Marc Vella pour être le grand témoin de l’après-midi, qui a réuni au centre de congrès plus d’un millier de personnes? Ce pianiste nomade, comme il se définit, a quitté l’univers des conservatoires pour prendre la route avec son piano à queue et faire "l’éloge de la fausse note". Son idée: aller à la rencontre des populations afin de montrer à des non-musiciens qu’en osant se lancer et en étant accompagné, il est possible de jouer en harmonie. Une métaphore de la vie sociale que l’artiste fait sienne en prônant l’amour et la non-violence. Même approche chez le psychosociologue Bertrand Bergier venu témoigner de son expérience auprès de cent dix jeunes en grande fragilité liée à un décrochage scolaire, familial ou social. "Une telle expérience m’a appris à ne jamais sceller le destin de quelqu’un mais d’avoir toujours envers les autres une présomption de compétences."

Ateliers, tables rondes et témoignages
C’est donc autour de cette grande idée de la confiance en soi et aux autres que les échanges, témoignages et ateliers participatifs se sont enchaînés. Parmi ces derniers, la préparation d’un grand apéritif solidaire en présence du chef étoilé Gérard Bossé ("Une Île") et des élèves du restaurant d’application du centre de formation des apprentis. Mais également des séances de photo et d’écriture, la création d’une œuvre collective à partir de matériaux recyclables, une émission en direct avec Radio Campus et des tables rondes sur le goût du risque, de l’intuition, la liberté et l’innovation.
"Nous sommes particulièrement heureux et fiers du succès de cette édition comme de l’engouement qu’ont montré une nouvelle fois les Angevins pour cet événement, s’est félicitée Françoise le Goff, adjointe aux Solidarités actives. La qualité des échanges et des intervenants ont permis au millier de personnes accueillies de participer à cette belle aventure du vivre ensemble. Ce rendez-vous s’inscrit désormais comme une date incontournable dans l’agenda des Angevins."

Sept projets récompensés
Oser la solidarité, c’est aussi le fil rouge des associations, collectifs de citoyens et entreprises de l’économie sociale et solidaire qui ont participé au 1er Prix de l’innovation sociale locale, lancé l’an dernier en clôture de la première Rentrée des solidarités. Christophe Béchu, le maire, et François Le Goff ont remis aux lauréats une dotation de 3000 euros pour la mise en œuvre de leur projet. Pour rappel, les actions candidates devaient porter sur un des six champs d’intervention suivants: la lutte contre l’isolement; l’accès aux droits, services et équipements; la mobilisation des bénévoles; l’insertion sociale et professionnelle; le principe de réciprocité bénéficiaire-bénévole; et le partenariat public-privé.
À noter que la Rentrée des solidarités fut aussi l’occasion d’un double lancement. Celui du compte engagement citoyen solidaire porté par la CCI et le CCAS tout d’abord. Son objectif: permettre aux jeunes qui donnent de leur temps pour les autres de valoriser cet engagement dans leur cursus. Enfin, Maxence Henry, adjoint aux Personnes âgées, a souhaité mettre en avant la solidarité de proximité, "par un projet de plateforme d’accompagnement voire d’un label pour faire connaître les micro-initiatives qui existent, entre voisins par exemple, et inciter les Angevins qui n’osent pas à devenir acteur, à leur niveau, du vivre ensemble."

 

Les projets lauréats 2016 du Prix de l’innovation sociale

. L'Établi (accès aux droits)
L’association invite à développer un mode de consommation raisonné: emprunter au lieu d’acheter. Pour cela, elle encourage l’entraide et facilite le partage de compétences.
. Résonnance, "Les maux mènent la danse" (réciprocité)
L’association propose un accès à la pratique artistique en adaptant le projet chorégraphique au handicap de chacun.
. Lazare, "Colocations solidaires" (lutte contre l’isolement)
L’association propose et anime des colocations entre personnes sans domicile fixe et jeunes professionnels volontaires.
. Comité Français de Secours aux Enfants, "Restaurant de formation pour jeunes en situation de décrochage" (partenariat public/privé)
Le CFSE met en place un restaurant de formation sur le modèle d’une école de production pour des jeunes décrocheurs.
. Resto Troc, "Des grands chefs de cuisine pour découvrir l’insertion et lutter contre le gaspillage alimentaire" (insertion professionnelle)
L’association développe un partenariat avec les restaurateurs angevins. En binôme, restaurateurs et salariés de Resto‐Troc réalisent des plats à emporter fabriqués à partir des invendus de denrées périssables de la grande distribution.
. La boîte à mots 49, "Ateliers d’écriture épistolaire" (mobilisation des Angevins)
Les enfants, quel que soit leur âge, leur culture ou leur situation sociale, s’expriment par l’intermédiaire d’échanges épistolaires avec des adultes bénévoles formés.
. Soleils 49, "Un potager de soleil" (coup de cœur du Jury 2016)
Création d'un jardin potager de proximité entretenu et exploité collectivement par des familles migrantes, sans ressources, pour répondre à un besoin d’équilibre alimentaire.