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Nicolas Hulot à Angers pour lancer le plan de rénovation énergétique du bâti

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Logement

Le ministre de la Transition énergétique et solidaire a choisi Angers pour dévoiler son plan pour la rénovation énergétique des bâtiments. Une "priorité nationale" adossée à un budget de 14 milliards d’euros pour relever ce défi environnemental "mais surtout social".

Nicolas Hulot a rencontré les jeunes volontaires de la transition énergétique en service civique d’Unis Cité qui accompagnent depuis octobre 2017 les habitants de Belle-Beille et des Hauts-de-Saint-Aubin pour les aider à mieux maîtriser leur consommation électrique. (Photo: Thierry Bonnet/Ville d'Angers)

Cent mille "passoires thermiques" rénovées chaque année, 15% d’économies d’énergie d’ici cinq ans dans le parc immobilier de l’Etat et 4,8 milliards d’euros aux bâtiments publics, dont une partie aux collectivités territoriales pour leurs écoles, crèches, hôpitaux, mairies... Trois milliards d’euros pour le logement social, plus de moyens (1,2 milliard d’euros sur cinq ans) pour l’Agence nationale de l’amélioration de l’habitat (Anah) au profit des propriétaires précaires, 200 millions d’euros sur trois ans pour accompagner la formation initiale et continue des artisans, mais aussi la recherche et l’innovation: voici résumés les grands axes du Plan de rénovation énergétique des bâtiments que le ministre de la Transition énergétique et solidaire, Nicolas Hulot, a dévoilé jeudi 24 avril à Angers.

Ce plan, le ministre le veut "efficace, pour massifier la rénovation des logements de toute nature et lutter contre la précarité énergétique". Communication sur les dispositifs et simplification des démarches sont ainsi prévues, pour encourager les ménages à sauter le pas.

1683 euros en moyenne pour se chauffer

D’ici la fin du quinquennat, 14 milliards d’euros seront ainsi alloués à la rénovation énergétique des bâtiments en investissements et en primes, complétés par plus de 5 milliards d’euros de certificats d’économie d’énergie directement utilisés pour lancer le plan rénovation. Une ambition que le ministre a rapidement placé "sur la dimension éminemment sociale, quand on sait que la facture moyenne des Français pour se chauffer s’élève à 1683 euros par an, beaucoup trop chère".

Une ambition à remettre aussi dans son contexte "urgent" puisque le secteur du bâtiment représente à lui seul 45% de la consommation d’énergie et 25% des émissions de gaz à effet de serre. S’y ajoute un autre constat: 7 millions de logements sont mal isolés en France et 3,8 millions de Français ont des difficultés à payer leur facture ou se privent de chauffage.

Pour ce faire, Nicolas Hulot souhaite "embarquer tous les acteurs derrière ce grand plan: les parlementaires, les élus locaux et les collectivités, les entreprises, les artisans, les centres de formation, l’Ademe, l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat..." De même, il délègue la Région dans la mise en oeuvre de "guichets uniques" pour faciliter l’accès des citoyens à l’information et aux dispositifs existants.

Ces mesures trouveront un écho sur le territoire angevin via Angers Loire Métropole et son dispositif Mieux chez soi, qui a permis, en cinq ans (jusque fin 2017), d’engager des travaux dans près de 3600 logements énergivores pour un budget moyen annuel de 1,2 million d’euros.

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